
D’Agadir à Hernandarias : le Maroc au cœur de la gouvernance mondiale des réserves de biosphère
- Par la rédaction – Agadir Today //
Le Maroc confirme, une fois de plus, son positionnement stratégique dans les grandes dynamiques internationales liées au développement durable et à la préservation de la biodiversité.
À l’occasion de la 38ᵉ session du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère (CIC-MAB) de l’UNESCO, ouverte à Hernandarias au Paraguay, le Royaume s’impose comme un acteur clé de la gouvernance mondiale des réserves de biosphère.
Une présence marocaine de haut niveau
Les travaux de cette session se tiennent en présence du Président paraguayen Santiago Peña Palacios, aux côtés de nombreuses personnalités internationales engagées dans les enjeux environnementaux globaux.
La délégation marocaine est conduite par Son Excellence Samir Addahre, Ambassadeur et Délégué permanent du Royaume auprès de l’UNESCO.
Cette participation illustre la continuité de l’engagement du Maroc dans les programmes internationaux structurants, notamment celui du MAB (Man and Biosphere), qui constitue un levier essentiel pour concilier conservation des écosystèmes et développement socio-économique des territoires.
Une feuille de route mondiale à l’horizon 2035
Cette 38ᵉ session revêt une importance particulière, marquée par la mise en œuvre du Plan d’action stratégique de Hangzhou 2026-2035. Ce document constitue la nouvelle boussole du Réseau mondial des réserves de biosphère, qui regroupe aujourd’hui 784 sites répartis dans 142 pays.
À travers cette feuille de route, l’UNESCO ambitionne de renforcer le rôle des réserves de biosphère en tant que laboratoires vivants pour le développement durable, en intégrant davantage les enjeux liés au changement climatique, à la résilience des communautés locales et à la préservation de la biodiversité.
Agadir, point d’ancrage de la reconnaissance internationale
La dynamique actuelle s’inscrit dans le prolongement direct de la 36ᵉ session du CIC-MAB, organisée à Agadir en juillet 2024, un événement qui a marqué un tournant dans la reconnaissance du leadership marocain dans ce domaine.
Cette rencontre internationale avait été couronnée par l’élection de Latifa Yaakoubi, Présidente du Comité national MAB et Directrice Générale de l’ANDZOA, à la tête du Conseil pour un mandat de deux ans. Une consécration qui témoigne de la crédibilité du modèle marocain en matière de gestion intégrée des territoires et de valorisation des ressources naturelles.
Un modèle marocain fondé sur l’équilibre territoire–biodiversité
Le Maroc s’appuie sur une expérience riche, notamment à travers ses réserves de biosphère emblématiques telles que l’Arganeraie, véritable patrimoine écologique et socio-économique.
Ce modèle repose sur une approche intégrée conciliant préservation des écosystèmes, développement local et implication des populations.
À l’échelle internationale, cette expertise est aujourd’hui reconnue comme une référence, notamment dans les régions confrontées à des défis similaires en matière de désertification, de pression sur les ressources naturelles et de transition écologique.
Vers un leadership renforcé du Maroc
De Agadir à Hernandarias, le Maroc consolide ainsi sa position dans les instances internationales dédiées à la gouvernance environnementale. À travers sa participation active et son engagement constant, le Royaume confirme sa volonté de contribuer à la construction de solutions durables face aux défis globaux.
Dans un contexte marqué par l’urgence climatique, cette présence marocaine s’inscrit dans une diplomatie environnementale proactive, où expertise scientifique, ancrage territorial et coopération internationale convergent pour dessiner les contours d’un avenir plus durable.
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