
Marrakech abrite un atelier sur les stratégies d’intégration de la gestion des risques dans les politiques publiques de la région arabe
- Agadirtoday-Mohamed Laghouizi//
C’est sous le thème « Quelles stratégies pour intégrer la gestion des risques dans les politiques publiques dans la région arabe ? » qu’un atelier a été organisé samedi à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Marrakech, avec la participation d’experts, de chercheurs et d’académiciens issus du Monde arabe.
Cette rencontre a constitué une occasion d’échanger les expériences et les expertises arabes dans le domaine de la gestion des risques, ainsi que d’explorer les moyens d’insérer une approche proactive dans les politiques publiques afin de contribuer au renforcement de la capacité à faire face aux crises et aux défis croissants auxquels la région est confrontée.
Intervenant à cette occasion, le doyen par intérim de la FSJES de Marrakech, Achraf Janioui, a souligné l’importance de cette thématique au regard des multiples défis qu’affronte la région arabe, insistant sur la nécessité d’adopter des approches de gouvernance efficaces dans la gestion des différents risques et de les transformer en opportunités au service du développement.
De son côté, le directeur du Centre arabe pour la recherche, Nouh Al-Harmouzi, a indiqué que cet atelier tend à ouvrir un espace de dialogue entre chercheurs et experts afin d’explorer les différentes expériences arabes en matière de gestion des risques, d’identifier les contraintes rencontrées et de formuler des propositions à même d’améliorer l’efficacité des politiques publiques dans ce domaine.
Il a en outre, insisté sur l’importance de valoriser les échanges scientifiques entre les compétences issues de différents pays arabes afin de développer des projets de recherche communs favorisant le partage d’expertises et le rapprochement entre la recherche académique et les politiques publiques.
Pour sa part, la représentante de la Fondation Friedrich Naumann s’est exprimée sur l’importance de mettre à profit les débats tenus en présence de nombreuses compétences issues de différents pays arabes afin d’élaborer des projets scientifiques visant à renforcer la communication, à favoriser l’échange d’expertises et à dépasser les approches purement théoriques, dans le but de servir la recherche scientifique et d’approfondir les politiques publiques.
Dans le même sillage, le directeur du LECACP, Driss Lagrini, a relevé que la thématique de la gestion des risques revêt une actualité particulière dans un contexte marqué par l’accentuation des risques internes et transfrontaliers, estimant que « les approches fondées essentiellement sur la réaction doivent céder la place à des stratégies anticipatives et structurées ».
Cette rencontre a permis d’explorer plusieurs expériences arabes en matière d’intégration des risques dans les politiques publiques, notamment celles de la Palestine, de l’Égypte et de la Syrie, à travers des interventions portant sur les défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels sont confrontés ces pays ainsi que sur les mécanismes mis en œuvre pour y répondre.
Les participants ont également abordé d’autres thématiques liées à la vulnérabilité sociale, à la sécurité numérique, à la gestion des ressources hydriques dans le cadre du développement durable, ainsi qu’aux approches anticipatives adoptées par le Maroc dans la gestion des risques, notamment dans le domaine sécuritaire.
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