
FLAM 2026: Un panel explore la richesse et la diversité des écritures africaines et diasporiques
La richesse et la diversité des écritures africaines ont été mises en lumière, jeudi à Marrakech, lors d’un panel intitulé “L’écriture en sol majeur”, organisé dans le cadre de la 4e édition du Festival du Livre africain de Marrakech (FLAM).
Cette rencontre a réuni des voix littéraires d’horizons différents autour d’une réflexion commune sur l’acte d’écrire en Afrique et dans ses diasporas, en mettant en exergue la manière dont les écrivains s’approprient les langues, les récits et les mémoires pour construire des œuvres singulières et universelles.
Intervenant à cette occasion, Phillip B. Williams, poète et écrivain, a souligné que l’écriture constitue avant tout un espace de liberté, permettant de déconstruire les assignations identitaires et de réinventer les récits.
Il a, à cet effet, mis en avant l’importance de la poésie comme forme d’expression capable de traduire des réalités complexes et souvent indicibles.
De son côté, Daniel Maximin, écrivain guadeloupéen, a insisté sur la dimension mémorielle de l’écriture, relevant qu’elle s’inscrit dans une continuité historique et culturelle.
Pour lui, écrire revient à “faire dialoguer les héritages”, en tissant des liens entre passé et présent, tout en ouvrant des perspectives nouvelles.
Prenant la parole à son tour, Ysabel Saïah-Baudis, écrivaine française, a mis l’accent sur la pluralité des voix africaines et diasporiques, appelant à une écriture affranchie des cadres figés et attentive aux réalités contemporaines.
Les auteurs, a-t-elle poursuivi, sont aujourd’hui porteurs de récits hybrides, à la croisée des langues et des cultures.
Par ailleurs, les échanges ont permis de mettre en avant une conception de l’écriture comme espace de circulation des idées et de création de passerelles entre les continents, dans un contexte marqué par des mutations profondes des pratiques culturelles.
Placé sous le thème “Imaginer d’autres possibles”, ce rendez-vous incontournable réunit, trois jours durant, des voix majeures des littératures africaines et diasporiques, avec l’ambition de faire de la littérature un vecteur d’espoir, de résilience et d’imaginaire.
Parmi les invités majeurs de l’édition 2026 figurent Yanick Lahens (Haïti), qui compte à son actif le Grand Prix de l’Académie Française 2025, ainsi que Patrick Chamoiseau (Martinique), gagnant du Prix Goncourt en 1992.
Cette édition sera ponctuée par des voix établies et celles de jeunes talents, offrant ainsi une vitrine à la relève avec des auteurs prometteurs.
Fondé par Mahi Binebine, écrivain et artiste plasticien, le FLAM étend également sa présence à des espaces académiques et culturels majeurs, notamment l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguerir, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, le Foyer pour la scolarisation de la jeune fille du monde rural, l’Hôpital Mère et Enfant (CHU de Marrakech), le Centre culturel interactif Meydene, ainsi que des lycées et des grandes écoles.
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