
Prix de poésie “Argana”: Des poètes palestiniens à l’honneur à Rabat
Quatre éminents poètes palestiniens ont été distingués lors de la 8è édition du Prix international de poésie “Argana”, décerné à l’occasion d’une cérémonie organisée samedi soir au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat.
Il s’agit de Youssef Abdel Aziz, Taher Riyad, Zouheir Abu Shaïb et Ghassan Zaqtan. Ce dernier n’a pas pu assister à la cérémonie pour des raisons de santé.
En recevant ce prix remis par la Maison de la poésie au Maroc avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, les lauréats ont exprimé leur sincère gratitude envers un “Maroc culturel qui a toujours embrassé la Palestine”, en se disant fiers de cette distinction qui a établi un lien “particulier et solide” entre le Royaume et la Palestine.
Prenant la parole à cette occasion, Zouheir Abu Shaïb a déclaré que ce prix rappelle aux poètes que la Palestine “est aussi une question esthétique”, où l’homme de lettres donne libre cours à l’acte de création “sans sacrifier la beauté” sur l’autel de la souffrance.
Tahir Riyad, lui, a salué l’engagement du Maroc à “célébrer les poètes qui, avec une conviction et une certitude inébranlable continuent d’illuminer l’obscurité pour que la vie retrouve son plein sens”.
Abondant dans le même sens, le poète Youssef Abdel Aziz a partagé son périple avec le verbe, une histoire puisée dans une enfance passée à contempler la nature d’un village palestinien.
Intervenant à cette cérémonie, le poète Mourad El Kadiri, directeur de la Maison de la Poésie au Maroc, a souligné que l’attribution du prix “Argana” à ces poètes distingués ne procède pas d’une volonté d’élargir le cercle de reconnaissance de la poésie palestinienne, “qui est restée présente et influente dans notre conscience collective arabe et humaine depuis le milieu du siècle dernier”. Il s’agit plutôt d’une nouvelle vision qui rend hommage à la “multiplicité créative” et célèbre la diversité des références et des sensibilités artistiques et esthétiques au sein même de la poésie palestinienne.
Il a, par ailleurs, relevé que les poètes palestiniens sont parvenus, au fil des années, à élever leur cause par l’entremise de la poésie, de la métaphore et du rêve, à telle enseigne que “la Palestine n’est plus tant une question politique qu’une question culturelle et poétique”.
Pour sa part, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a déclaré que le Prix “Argana” revêt cette année une signification profonde à la faveur de son soutien à la poésie palestinienne, notant que cette initiative va au-delà de la reconnaissance littéraire pour devenir “une célébration de la beauté face à la douleur, et de la vie face à l’oubli”.
Lors de cette cérémonie, à laquelle ont assisté plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur palestinien à Rabat, Jamal Al-Shobaki, le directeur du bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, Charaf Ahmimed et le maire de Rabat, M. Bensaid a affirmé que cette célébration s’inscrit dans le droit fil des positions fermes de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, qui considère la cause palestinienne comme une question nationale. Le ministre a transmis, à cette occasion, les salutations sincères du Maroc – Roi, gouvernement et peuple – à “la Palestine qui vit dans nos cœurs”.
Dans la même veine, Mohamed Salem Echarkaoui, directeur de l’agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, qui a soutenu la 8è édition de ce prix, a souligné que l’influence de l’“Argana marocaine” s’étend aujourd’hui “pour nous faire l’honneur de communiquer avec nos frères palestiniens” en rendant hommage à l’esprit créatif et vibrant de ces poètes.
Le couronnement de l’expérience poétique palestinienne représente à juste titre l’expression la plus éloquente de l’engagement marocain de principe et inébranlable envers la Palestine, a-t-il dit.
Le jury de la 8è édition du Prix international de poésie “Argana”, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de “Rabat, Capitale mondiale du livre en 2026”, était composé de la poète Wafae El Omrani (présidente), de l’académicien Abderrahmane Tankoul, de l’artiste peintre Ahmed Jarid, de l’académicien Jamal Eddine Benhayoun et du poète et traducteur Noureddine Zouitni, outre le poète Hassan Najmi, secrétaire général du prix.
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