
Sidi Ifni : marché des bovins, hausse des prix contestée
- Agadirtoday-Mohamed Laghouizi//
Ce samedi 23 mai, le souk des bovins de Sidi Ifni connait un va et vient important qui traduit bien la volonté des visiteurs de s’acheter un mouton pour l’Aid El Kébir mais qui se trouvent consternés par les prix des moutons et des chèvres. Un vrai dilemme auquel s’affrontent les familles de cette petite ville qui vit chaque année le même problème avec les intermédiaires qui contribuent d’une manière directe à la hausse des prix.
A cet effet et après une longue visite de ce petit souk hebdomadaire où le choix est restrient, les prix commencent par 3000 dh pour atteindre pour certaines bêtes un plafond de 7500 dh. Face donc à cette situation, on se demande sur les mesures que le gouvernement a publiées publiquement pour cette année afin de protéger le pouvoir d’achat de la couche moyenne et pauvre et lui permettre de jouir de la joie de l’Aid.
On est donc loin de ce plafonnement des prix qui doit normalement régulariser la vente pour que chacun profite à son juste titre et éviter entre-autre cette spéculation aberrante qui se répète chaque année en dépit des subventions accordées aux éleveurs. En revanche, on peut bien lier la hausse des prix à la conjoncture actuelle marquée par la flambée des prix énergétiques qui a son impact sur les autres prix y compris ceux des produits de première nécessité. A cela s’ajoute les deux équations offre/demande et qualité/prix. Cependant, un plafonnement est nécessaire pour mettre fin à cette situation paradoxale dans laquelle le citoyen à faible revenu est la première victime.
Ce citoyen même contribue à cette situation en ignorant le principe de base du rituel du sacrifice, devenu une obligation et non éthique à accomplir selon les moyens de chaque personne. En effet, le rituel du sacrifice comme l’explique l’Islam ne doit être accompli que si l’on ne dispose pas des moyens financiers pour le faire. Ce n’est pas une occasion pour se vanter du montant ou de la bête elle-même devant le voisin. Cette donne est malheureusement mise de côté puisque le sentiment de responsabilité ainsi que l’orgueil vis-à-vis de la famille passe au-dessus de la logique et de la réalité du fait.
In fine, on espère bien voir plus de fluidité et d’intervention des pouvoirs publics pour régulariser les marchés des bovins à l’approche de l’Aid El Kébir et mettre fin à cette spéculation qui ne fait que perturber les calculs de ce citoyen à faible ressources qui espère célébrer ce rituel avec sa petite et grande famille dans la joie et le bonheur.
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