Économie

M. Mezzour appelle les commerçants à innover pour être en mesure d’accompagner les mutations du secteur

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a appelé, lundi à Marrakech, les commerçants à innover de nouvelles solutions pour être en mesure d’accompagner les transformations que connaît le secteur, notamment la digitalisation et l’évolution des réseaux de distribution.

“Le commerce de proximité et le petit commerçant occupent une place incontournable au sein de la société, compte tenu des rôles socio-économiques qu’ils assurent, notamment en garantissant la proximité avec le citoyen et en fournissant des services de base”, a relevé M. Mezzour lors de l’ouverture des travaux du Forum national du commerce.

Concernant la digitalisation, il a expliqué que des solutions innovantes adaptées aux spécificités du commerçant marocain ont été développées, mais que l’adoption du paiement électronique “n’a pas encore atteint le niveau souhaité”, malgré la volonté des commerçants d’y adhérer.

Le ministre a attribué cette situation à la faible marge bénéficiaire du petit commerçant sur les produits de première nécessité, qui  varie entre 4 et 6 %, alors que les coûts du paiement électronique absorbent une part importante de cette marge, pouvant aller de 50 à 75 % des bénéfices.

Dans ce contexte, il a indiqué qu’une action conjointe est menée avec plusieurs partenaires, dont Barid Bank, afin de trouver des solutions concrètes, notamment en contribuant à la réduction du coût du paiement électronique, en particulier pour des services comme la recharge téléphonique mobile, dans le but de rendre ces moyens plus attractifs pour les commerçants.

S’agissant de la mise à niveau des infrastructures commerciales, M. Mezzour a rappelé que le Maroc compte environ 1.200 marchés, précisant que 289 marchés, notamment en milieu rural, font actuellement l’objet d’un programme de mise à niveau, en tant que première étape avant la généralisation de cette opération à l’ensemble des marchés du Royaume.

De son côté, Mohamed Amine Souissi, directeur du développement des compétences et de la transformation numérique à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) relevant du ministère de l’Intérieur, a affirmé que le développement de ce secteur vital s’inscrit au cœur des Hautes Orientations Royales visant à renforcer le développement économique et à améliorer le climat des affaires.

Dans ce cadre, il a mis en exergue les efforts déployés par le ministère de l’Intérieur en matière d’organisation et de structuration  des activités économiques, notant que la multiplicité des activités commerciales, artisanales et industrielles, ainsi que leur diversité selon les spécificités territoriales, posent de véritables défis sur le plan de l’encadrement juridique et réglementaire, notamment en ce qui concerne la distinction entre les activités soumises à autorisation ou à déclaration.

Dans ce cadre, il a annoncé l’élaboration d’un guide de référence relatif aux activités non réglementées, réalisé en partenariat avec plusieurs départements concernés, afin d’harmoniser les conditions de leur exercice et de simplifier les procédures, expliquant que ce guide comprend une classification tripartite des activités : celles soumises à simple déclaration, celles nécessitant une déclaration accompagnée d’un cahier des charges et celles exigeant une autorisation préalable.

Et de faire savoir que cette action a été menée selon une approche participative, incluant l’organisation d’ateliers techniques, des visites de terrain ainsi que le recours à des expertises internationales, avec le lancement de phases pilotes concernant certaines activités, telles que l’ouverture et l’exploitation des cafés, en perspective de généraliser l’expérience à d’autres domaines.

Ces réformes visent à assurer un équilibre entre la simplification des procédures, d’une part, et la garantie des conditions de sécurité, de santé et d’ordre public, d’autre part, tout en dotant les collectivités territoriales de mécanismes juridiques clairs à même d’organiser les activités économiques dans leur ressort territorial, a-t-il conclu.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement, initié par le ministère de l’Industrie et du Commerce en partenariat avec la Fédération des Chambres de commerce, d’industrie et de services et les associations professionnelles de commerçants, constitue une étape nationale visant à faire la lumière sur les transformations que connaît le secteur, à en anticiper les perspectives d’évolution et à favoriser l’échange d’expertises ainsi que le dialogue entre les différents acteurs économiques et institutionnels.

Ce forum, organisé sous le thème “Commerce du Maroc 2030”, se veut également une plateforme d’échange et de mobilisation visant à consolider le rôle du commerce dans le développement des provinces et des régions, à travers sa mise à niveau et sa modernisation, en adéquation avec les évolutions économiques, contribuant ainsi à une croissance inclusive et durable au service du citoyen.

 

          

اترك رد

Bouton retour en haut de la page