{"id":175704,"date":"2025-04-25T00:50:44","date_gmt":"2025-04-24T23:50:44","guid":{"rendered":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=175704"},"modified":"2025-04-25T01:11:32","modified_gmt":"2025-04-25T00:11:32","slug":"habiter-le-monde-par-la-cinephilie-a-propos-de-nouvel-ouvrage-du-critique-mohammed-bakrim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=175704&lang=fr","title":{"rendered":"Habiter le monde par la cin\u00e9philie: A propos de nouvel ouvrage du critique Mohammed Bakrim\u00a0"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li>Youssef Ait hammou * \/\/<\/li>\n<\/ul>\n<blockquote>\n<p dir=\"ltr\"><strong>\u00ab Que l\u2019importance soit dans ton regard\u00a0<\/strong><strong>Et non dans la chose regard\u00e9e\u00bb <\/strong><strong>Andr\u00e9 Gide.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Dans une soci\u00e9t\u00e9 en rupture avec la lecture, la tradition orale et les arts et accro aux \u00e9crans myopes, la publication d\u2019un ouvrage sur le cin\u00e9ma marocain est toujours un miracle semblable \u00e0 une goutte de pluie dans le d\u00e9sert.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>C\u2019est, sans doute, l\u00e0 o\u00f9 r\u00e9side la raison pour c\u00e9l\u00e9brer le livre \u00ab le regard et le discours \u00bb de M. Bakrim qui associe \u00e9rudition, \u00e9paisseur culturelle,\u00a0 passion, lucidit\u00e9, \u00e9l\u00e9gance du propos et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 dans son traitement des th\u00e8mes, des auteurs et des films marocains \u00e0 l\u2019aune des m\u00e9thodes critiques av\u00e9r\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Le cin\u00e9ma marocain a le vent en poupe, tant au niveau de la production des films qu\u2019au niveau des manifestations culturelles et de la critique.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Dans un monde domin\u00e9 par l\u2019\u00e9conomie, la finance, le mat\u00e9rialisme, la m\u00e9diocrit\u00e9,\u00a0 la marchandisation de la culture, l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des \u00e9changes , la menace d\u2019apocalypses et de fissures de tous genres, l\u2019art et la culture\u00a0 cin\u00e9matographiques deviennent une \u00e9chappatoire, un exutoire, une bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne, un instant pr\u00e9cieux pour la m\u00e9ditation et la contemplation de plus, force est de constater que\u00a0 le cin\u00e9ma et sa critique g\u00e9n\u00e8rent du sens et de la valeur dans un monde sans rep\u00e8res, offrent des moments d\u2019illumination\u00a0 et de lucidit\u00e9 dans un univers o\u00f9 le chaos est le maitre.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>De ce point de vue, les enjeux actuels au Maroc consistent \u00e0 s\u2019interroger sur les strat\u00e9gies (politiques, \u00e9conomiques, culturelles) susceptibles de rendre visibles nos films\u00a0 (longs et courts m\u00e9trages)et notre regard (notre weltanchuung) et audibles nos discours sur le cin\u00e9ma.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?ssl=1\"><img data-attachment-id=\"173787\" data-permalink=\"https:\/\/agadirtoday.com\/?attachment_id=173787\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?fit=660%2C492&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"660,492\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Livre med bakrim\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?fit=300%2C224&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?fit=660%2C492&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-173787\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?resize=660%2C492&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"660\" height=\"492\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?w=660&amp;ssl=1 660w, https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/agadirtoday.com-2025-04-04_17-07-42_941427.jpg?resize=300%2C224&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 660px) 100vw, 660px\" title=\"\" data-recalc-dims=\"1\"><\/a><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>L\u2019\u00e9minent critique Mohamed Bakrim figure parmi les rares critiques de cin\u00e9ma marocains qui sont, \u00e0 la fois,\u00a0 h\u00e9ritiers des grandes \u00e9coles de critique (Cahiers du Cin\u00e9ma, Positif, N. Sail, S. Toubiana, M. Ciment, Hennebelle\u2026) et novateurs, cr\u00e9ateurs de nouveaux discours : son v\u00e9ritable chalenge est de s\u2019atteler \u00e0 cette t\u00e2che titanesque de transmettre le gout des films et des artistes cin\u00e9astes marocains.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>T\u00e2che titanesque pour le critique parce que les politiques culturelles de l\u2019Etat (Minist\u00e8res de la culture, de l\u2019\u00e9ducation, du tourisme) n\u2019ont pas encore d\u00e9velopp\u00e9 une strat\u00e9gie claire et efficiente pour la visibilit\u00e9 de nos films et de nos discours.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Les livres, articles, interventions de M. Bakrim (qui m\u00e9ritent de figurer dans la biblioth\u00e8que de tout chercheur, de tout cin\u00e9phile) t\u00e9moignent d\u2019une cin\u00e9philie passionn\u00e9e et lucide se fondant,\u00a0 \u00e0 la fois,\u00a0 sur la rigueur des propos,\u00a0 l\u2019\u00e9rudition et les \u00e9lans de la cr\u00e9ativit\u00e9 et du gout.\u00a0 Son discours associe avec \u00e9l\u00e9gance savoir et saveur, exhibe avec bienveillance une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 exemplaire.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Son nouveau livre cherche \u00e0 \u00e9tablir une harmonie savoureuse entre le regard filmique et le discours critique.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Adepte de la fameuse devise de Rabelais \u00ab science sans conscience n\u2019est que ruine de l\u2019\u00e2me \u00bb, cet ouvrage constitue de ce fait une contribution pr\u00e9cieuse \u00e0 la connaissance du cin\u00e9ma et de l\u2019imaginaire marocains.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>En ce sens, il est incontournable pour saisir les probl\u00e8mes et les th\u00e9matiques qui pr\u00e9occupent nos cin\u00e9astes, pour d\u00e9couvrir les cin\u00e9astes phares et pour comprendre les tendances actuelles de ce jeune cin\u00e9ma.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Loin de d\u00e9construire le regard, il s\u2019agit ici de produire un fragment de discours amoureux autour des films marocains. Bakrim assume sa subjectivit\u00e9 dans le choix des films et son parti pris dans ses jugements.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Il faut dire qu\u2019en lui on ne cesse de rencontrer une passion, nomm\u00e9e cin\u00e9ma. Mieux encore. Dans son ADN et dans son groupe sanguin, on ne trouve pas des A, B, ou O, mais un C+ (cin\u00e9ma +). Son enthousiasme pour le cin\u00e9ma en g\u00e9n\u00e9ral et pour le cin\u00e9ma marocain en particulier nous irradie et ne cesse d\u2019\u00eatre contagieux et entrainant.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Si R. Barthes s\u2019est toujours pos\u00e9 la question du d\u00e9but et de la fin du sens dans les \u0153uvres , Bakrim, lui, est \u00e0 l\u2019affut du sens et des valeurs esth\u00e9tiques dans les interstices de l\u2019image, dans les hors-champs, dans les silences\u2026<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Il augmente et approfondi notre compr\u00e9hension et notre appr\u00e9ciation des films. Critiquer c\u2019est d\u00e9voiler l\u2019implicite, le sous-entendu, les pr\u00e9suppositions, c\u2019est explorer les nappes souterraines du sens et des valeurs esth\u00e9tiques.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>La critique de Bakrim n\u2019est pas un simple m\u00e9talangage, ni une paraphrase incons\u00e9quente des films ; au contraire, c\u2019est une lanterne qui \u00e9claire l\u2019\u0153uvre filmique en elle-m\u00eame et dans son contexte culturel.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Si, pour Christoph Lichtemberg, \u00ab l\u2019amour est aveugle, le mariage lui rend la vue \u00bb, la critique de Bakrim nous ouvre les yeux sur les qualit\u00e9s et les enjeux des films et des cin\u00e9astes marocains, nous invite au grand voyage de la lucidit\u00e9 du regard et \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 du discours en vue de contourner les mirages et l\u2019opacit\u00e9 de certaines \u0153uvres et afin de b\u00e2tir, non pas un mur, mais un pont (une passerelle) entre l\u2019\u0153uvre et son spectateur.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>En ce sens, dans le cercle des critiques reconnus, Bakrim m\u00e9rite le qualificatif de \u00ab v\u00e9ritable passeur de cin\u00e9ma marocain \u00bb.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>La critique de Bakrim enrichit l\u2019\u0153uvre filmique aux deux niveaux de la compr\u00e9hension et de l\u2019\u00e9motion, nous invite ; \u00e0 la mani\u00e8re des derviche tourneurs \u00e0 habiter le monde cin\u00e9matographiquement.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>M\u00eame plus : habiter le monde avec une cin\u00e9philie exclusivement marocaine. Habitation mystique, soufie, sobre, bienveillante\u2026.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Contrairement \u00e0 l\u2019\u00e9conomie, la finance, l\u2019art et la beaut\u00e9 fondent notre humanit\u00e9, nous restituent notre humanit\u00e9, prot\u00e8gent notre humanit\u00e9, prolongent notre humanit\u00e9 \u00e0 l\u2019infini.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Sans doute que le seul moyen pour sauver le monde serait-il l\u2019art et la beaut\u00e9 (voir Dosto\u00efevski) et il faut ajouter la cin\u00e9philie, l\u2019esth\u00e9tique des r\u00e9cits en images anim\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Dans \u00ab Le regard et le discours \u00bb et dans ses \u00e9crits, la v\u00e9rit\u00e9 est toujours plurielle, polys\u00e9mique. Toute v\u00e9rit\u00e9 unique est totalitaire.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Toute critique est plurielle, asymptotique. Elle n\u2019est surtout pas neutre,\u00a0 ni\u00a0 distante: elle assume sa subjectivit\u00e9, son point de vue singulier, malgr\u00e9 sa rigueur et son \u00e9rudition.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Bakirm n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 prolonger par ses \u00e9crits l\u2019\u00e9motion premi\u00e8re suscit\u00e9e par les films avant de soumettre ces derniers au scalpel de l\u2019analyse et du commentaire.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Et ce, dans le sillage de Bergala, de Daney,\u00a0 de Toubiana, de Ciment\u2026et surtout de Nourredine Sail. Critiquer c\u2019est scruter, sculpter, supputer, disputer et discuter.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>La critique est une rencontre improbable entre un cin\u00e9aste, un film et un spectateur averti : l\u2019\u0153uvre d\u2019art est semblable \u00e0 un fruit rare dont la saveur rencontre une langue capable de le savourer \u00e0 sa juste valeur. Une grappe de raisins n\u2019a de saveur que parce qu\u2019il ya quelqu\u2019un qui est pr\u00e9dispos\u00e9 \u00e0 l\u2019appr\u00e9cier.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Dans son ouvrage, Bakrim propose deux types de critique : celle des films qui explore l\u2019intimit\u00e9 de la cr\u00e9ation singuli\u00e8re des auteurs retenus, qui interroge l\u2019inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9 des films,\u00a0 et celle du cin\u00e9ma marocain qui tente de contextualiser, d\u2019interpr\u00e9ter, d\u2019interroger le devenir du cin\u00e9ma marocain. C\u2019est une dialectique savoureuse entre le particulier et le g\u00e9n\u00e9ral, entre l\u2019explicite et l\u2019implicite, entre le concret l \u2018abstrait, entre l\u2019individuel et le social,\u00a0 entre\u00a0 le centre et la p\u00e9riph\u00e9rie, entre le plaisir du texte et la s\u00e9cheresse de la m\u00e9thode\u2026.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Personnellement, je distingue trois types de critiques au Maroc : une critique-fourmi qui accumule les donn\u00e9es sur les films sans les interroger, sans en examiner l\u2019\u00e9paisseur culturelle,\u00a0 une critique-araign\u00e9e qui \u00e9chafaude des th\u00e9ories loin de la r\u00e9alit\u00e9 filmique,\u00a0 et une critique-abeille qui butine dans les jardins du cin\u00e9ma le suc des roses avant de le transformer en miel savoureux. Bakrim se situe dans cette troisi\u00e8me cat\u00e9gorie, il a l\u2019art de marier critique de films et critique de cin\u00e9ma, de butiner dans les films les traits pertinents aux niveaux esth\u00e9tiques et th\u00e9matiques capables de s\u2019int\u00e9grer dans un sens global. Partir des films pour mieux sonder l\u2019imaginaire marocain est l\u2019unique moyen pour penser le cin\u00e9ma et par le cin\u00e9ma.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>De plus, il est ais\u00e9 de constater que M. Bakrim n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 assumer les deux critiques (chaude et froide) pour le m\u00eame film : une critique \u00e0 chaud au moment de la sortie du film avec les premi\u00e8res impressions et les premiers \u00e9mois , et une critique \u00ab froide \u00bb, avec distance, correction, r\u00e9ajustement\u2026Le but \u00e9videmment est de r\u00e9v\u00e9ler les dessous th\u00e9matiques, esth\u00e9tiques et \u00e9thiques des films.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>Enfin , permettez-moi la boutade suivante : on dit souvent que \u00ab quand on aime la vie on va au cin\u00e9ma \u00bb, moi j\u2019ajouterais \u00ab quand on aime le cin\u00e9ma marocain, on lit Bakrim\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>. * Youssef Ait hammou :Universitaire- critique de cin\u00e9ma.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: left;\"><strong>(Marrakech- ESAV ; Avril 2025)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Youssef Ait hammou * \/\/ \u00ab Que l\u2019importance soit dans ton regard\u00a0Et non dans la chose regard\u00e9e\u00bb Andr\u00e9 Gide. 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