{"id":143506,"date":"2024-02-25T13:25:35","date_gmt":"2024-02-25T12:25:35","guid":{"rendered":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=143506"},"modified":"2024-02-25T13:25:35","modified_gmt":"2024-02-25T12:25:35","slug":"les-divorcees-de-casablanca-de-mohammed-ahed-bensouda-lhomme-est-le-passe-de-la-femme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=143506&lang=fr","title":{"rendered":"Les divorc\u00e9es de Casablanca de Mohammed Ahed Bensouda..L\u2019homme est le pass\u00e9 de la femme?!"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\">Mohammed Bakrim\/\/<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><i>\u00ab\u00a0Le po\u00e8te a toujours raison, qui voit plus haut que l&rsquo;horizon<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><i>E<\/i><\/strong><strong><i>t le futur est son royaume<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><i>Face \u00e0 notre g\u00e9n\u00e9ration, je d\u00e9clare avec Aragon<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><i>La femme est l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme<\/i><i>\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Chanson de Jean Ferrat<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le film est fid\u00e8le \u00e0 son titre\u00a0: il y est, en effet, question de divorce et on voit beaucoup la ville de Casablanca, souvent vue du ciel (l\u2019effet drone sur la nouvelle esth\u00e9tique des films\u00a0?).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0 Le divorce \u00e9videmment\u00a0; un sujet d\u2019actualit\u00e9 par la force des chiffres d\u2019abord. Les statistiques \u00e0 ce propos sont ahurissantes et autorisent \u00e0 parler d\u2019un v\u00e9ritable ph\u00e9nom\u00e8ne des temps modernes. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Selon des chiffres officiels concernant la p\u00e9riode entre 2017 et 2021, les tribunaux ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s \u00e0 traiter 500 000 affaires de divorces. Sur 100 demandes d\u2019autorisation de mariage, on compte 50 affaires de divorce enregistr\u00e9es. On parle d\u2019une moyenne avoisinant les 800 divorces par jour! <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le record a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 en 2021 avec 27 000 affaires (effet Corona ?). Le th\u00e8me ne pouvait donc ne pas interpeller les sc\u00e9naristes. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Un bon sc\u00e9nariste (les Egyptiens par exemple) est souvent compar\u00e9 \u00e0 une \u00e9ponge qui \u00ab absorbe \u00bb les ph\u00e9nom\u00e8nes et les sujets qui traversent la soci\u00e9t\u00e9. Rencontrer le th\u00e8me du divorce est presque une normalit\u00e9 pour le cin\u00e9ma marocain \u00e9tant historiquement ouvert sur la tous les sujets traitant de la femme.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Celle-ci \u00e9tant une v\u00e9ritable mine d\u2019or pour la fiction marocaine, que dis-je, maghr\u00e9bine. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">D\u2019une mani\u00e8re symbolique on peut dire que le film de Bensouda dialogue \u00e0 distance avec son fr\u00e8re ain\u00e9 Femmes et femmes de Saad Chra\u00efbi (1998) : les deux films \u00e9tant port\u00e9s par un m\u00eame dispositif sc\u00e9naristique centr\u00e9 un r\u00e9cit polyphonique de femme d\u2019horizons divers et un cast essentiellement f\u00e9minin. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Violence quasi physique chez Chraibi ; une autre forme de violence chez Bensouda. L\u2019allusion au cin\u00e9ma marocain des ann\u00e9es 1990 qui avait entam\u00e9 sa grande rencontre avec le public sur la base d\u2019un sc\u00e9nario de proximit\u00e9 (la condition de la femme, l\u2019immigration, les ann\u00e9es de plomb\u2026), n\u2019est pas fortuite.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"> Je formule en effet l\u2019hypoth\u00e8se que Mohamed Ahed Bensouda est le digne successeur du cin\u00e9aste Hakim Noury, figure historique d\u2019un cin\u00e9ma social, grand public qui ne souffre point du complexe \u00ab auteuriste \u00bb.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bensouda, pas seulement avec ce nouvel opus, rejoint la tendance que j\u2019ai qualifi\u00e9e une fois de \u00ab cin\u00e9ma du milieu\u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Un cin\u00e9ma bien ancr\u00e9 dans ses choix, situ\u00e9 entre le cin\u00e9ma de la com\u00e9die populaire et un cin\u00e9ma d\u2019auteur radical.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le match qui se joue actuellement en t\u00eate du box-office entre Ana machi ana, Nayda (com\u00e9dies populaires), d\u2019un c\u00f4t\u00e9 ; Les divorc\u00e9es de Casablanca (com\u00e9die sociale dramatique), d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 et Les meutes de l\u2019autre en est une parfaite illustration.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le divorce, ici, abord\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019histoire de cinq femmes de milieux sociaux diff\u00e9rents mais relevant de couches urbaines. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il s\u2019agit de Leila, m\u00e9decin (Sonia Okacha)\u00a0; Salwa, d\u00e9coratrice d\u2019int\u00e9rieur (Zineb Obeid)\u00a0; Hafida, directrice d\u2019\u00e9cole priv\u00e9e (Nadia Alami)\u00a0; Fadwa, femme de foyer (Bouchra Ahrich) et Fat\u00e9ma, femme de m\u00e9nage (Mounia Lamkimel).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"> En contre-champ, le r\u00e9cit introduit l\u2019histoire de Ghalia, journaliste radio (Saida Charaf) d\u2019origine sahraouie, qui, contrairement \u00e0 ses quatre autres amies du club fitness, est une divorc\u00e9e heureuse, en symbiose avec son ex. du fait de la tradition culturelle hassanie o\u00f9 le divorce ne constitue pas une cassure, ni une fin dramatique.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0Film f\u00e9ministe r\u00e9alis\u00e9 par un homme\u00a0? Ou un film-th\u00e8se sur une bonne cause\u00a0? Un cin\u00e9aste avocat qui point du doigt un dysfonctionnement qui r\u00e9v\u00e8le une dure r\u00e9alit\u00e9.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mohamed Ahed Bensouda est un cin\u00e9aste professionnel mais c\u2019est aussi un capteur de signes. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il aime \u00ab\u00a0fouiner\u00a0\u00bb derri\u00e8re les portes ferm\u00e9es (le titre de l\u2019un de ses longs m\u00e9trages) pour d\u00e9tecter le non-dit d\u2019une soci\u00e9t\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"> L\u2019angle \u00e9tant la situation de la femme per\u00e7ue comme la bo\u00eete noire qui r\u00e9sume toutes les autres discriminations. Le cin\u00e9ma, l\u2019\u0153il de la cam\u00e9ra s\u2019inscrit ainsi dans une logique de \u00ab\u00a0microsociologie\u00a0\u00bb dans la mesure o\u00f9 il est impossible de comprendre vraiment la soci\u00e9t\u00e9 sans p\u00e9n\u00e9trer dans ses plis les plus fins. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le cin\u00e9ma \u00e0 th\u00e8me fort permet une variation d\u2019\u00e9chelle. En changeant d\u2019optique, de focale, on d\u00e9couvre d\u2019autres versions d\u2019une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La mise en sc\u00e8ne du film va dans ce sens en alternant les vastes plans d\u2019ensemble et les plans serr\u00e9s d\u2019int\u00e9rieurs. On ouvre sur un plan large de la ville. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La mosqu\u00e9e, qui tr\u00f4ne sur l\u2019oc\u00e9an, est au fond de l\u2019image. Le r\u00e9cit est ainsi inscrit dans un espace-temps pr\u00e9cis mais pr\u00e9sent\u00e9 comme cliv\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Une dualit\u00e9, le sacr\u00e9 et le profane, s\u2019installe d\u2019embl\u00e9e. On d\u00e9couvre une agglom\u00e9ration arch\u00e9typique avec cependant des lignes de fuite qui dirigent le regard vers la grande mosqu\u00e9e embl\u00e8me de la ville dont le Minaret qui se dresse vers le ciel casse l\u2019uniformit\u00e9 de l\u2019horizontalit\u00e9 de l\u2019espace urbain. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le titre du film appara\u00eet sur les deux tours (un couple?) du c\u00e9l\u00e8bre quartier Maarif. La Mosqu\u00e9e joliment \u00e9clair\u00e9e revient pour ouvrir sur une s\u00e9rie de plans qui par un panoramique droite gauche nous fait d\u00e9couvrir un autre aspect de l\u2019espace urbain, celui des grandes villas et des zones vertes. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Cut est le premier plan d\u2019int\u00e9rieur arrive avec moult indications. L\u2019accumulation des signes permet de comprendre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une clinique. Le mot \u00ab\u00a0accueil\u00a0\u00bb en arabe et en fran\u00e7ais est mis en \u00e9vidence. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Nous sommes dans un lieu, la r\u00e9ception (dimension informative du plan) mais au-del\u00e0 c\u2019est un clin d\u2019\u0153il intelligent adress\u00e9 au spectateur\u00a0: le r\u00e9cit entre \u00e0 la clinique\u00a0; le spectateur entre dans le film.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Des couleurs froides (une pancarte indique st\u00e9rilisation)\u00a0; un lieu aseptis\u00e9, l\u2019ambiance n\u2019est pas \u00e0 la f\u00eate. L\u2019arriv\u00e9e des deux personnages, la femme la premi\u00e8re, puis l\u2019homme, installe l\u2019enjeu dramatique du film. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le divorce au sein d\u2019un couple moderne avec au centre la question de la garde des enfants. Un bras de fer est engag\u00e9. La dichotomie spatiale qui ouvre le film est transpos\u00e9e sur le plan relationnel\u00a0: ceux qui sont cens\u00e9s apporter des rem\u00e8des \u00e0 l\u2019autre sont min\u00e9s eux-m\u00eames par un mal profond.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019impasse de la modernit\u00e9 est av\u00e9r\u00e9e. Tout le programme narratif du film ne cesse de l\u2019\u00e9toffer au fur et \u00e0 mesure du d\u00e9roulement du r\u00e9cit. Celui-ci se d\u00e9cline dans une s\u00e9rie de portraits. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Des s\u00e9quences construites autour d\u2019une mini-intrigue port\u00e9e par le m\u00eame ressort dramatique\u00a0: l\u2019homme ou comment s\u2019en d\u00e9barrasser. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019image du corps de Fouad (Mohamed Choubi), le mari de Fadoua, dans le frigo en est une m\u00e9taphore \u00e9loquente.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"> Le d\u00e9roul\u00e9 de ces s\u00e9quences est scand\u00e9 par le retour r\u00e9current des plans de la ville comme pour pointer du doigt les contradictions entre l\u2019ext\u00e9rieur (d\u2019un blanc immacul\u00e9, on dit bien la casa Blanca, la ville blanche!) et l\u2019int\u00e9rieur noir avec des r\u00e9cits tragiques.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le troisi\u00e8me acte offre une vari\u00e9t\u00e9 de registres dramatiques et esth\u00e9tiques allant de l\u2019intrigue polici\u00e8re \u00e0 la com\u00e9die \u00e0 l\u2019italienne, voire quasiment au burlesque. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le r\u00e9cit, en outre, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 puiser dans l\u2019h\u00e9ritage mythologique avec la belle sc\u00e8ne qui r\u00e9unit Leila, ayant d\u00e9cid\u00e9 quand m\u00eame de sortir de sa solitude et qui invite chez elle Fouad, un politicien corrompu.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"> Croyant \u00e0 une idylle possible et ne sachant pas que ce pr\u00e9tendant \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9, l\u2019introduit dans sa villa. La sc\u00e8ne commence autour de la table du petit salon avec Fouad qui s\u2019empare d\u2019une pomme. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Une pomme, fruit \u00e0 forte charge symbolique. C\u2019est le signe de l\u2019amour. Fouad tend la pomme \u00e0 Leila\u00a0; dans la mythologie grecque c\u2019est Dyonisos qui offre la pomme \u00e0 Aphrodite d\u00e9esse de l\u2019amour. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Nous retrouvons aussi une belle allusion au r\u00e9cit des origines avec Eve et Adam au moment de commettre la transgression de l\u2019interdit, signant la chute de l\u2019homme.\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mohammed Bakrim\/\/ \u00ab\u00a0Le po\u00e8te a toujours raison, qui voit plus haut que l&rsquo;horizon Et le futur est son royaume Face \u00e0 notre g\u00e9n\u00e9ration, je d\u00e9clare avec Aragon La femme est l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb Chanson de Jean Ferrat Le film est fid\u00e8le \u00e0 son titre\u00a0: il y est, en effet, question de divorce et on voit &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":143508,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"googlesitekit_rrm_CAowteS_DA:productID":"","footnotes":"","iawp_total_views":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[144],"tags":[24242,24244],"jetpack_publicize_connections":[],"lang":"fr","translations":{"fr":143506},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Film-bensouda.jpg?fit=746%2C448&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/peJLke-BkC","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack-related-posts":[],"pll_sync_post":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/143506"}],"collection":[{"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=143506"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/143506\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":143507,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/143506\/revisions\/143507"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/143508"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=143506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=143506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/agadirtoday.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=143506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}