{"id":136021,"date":"2023-12-13T22:56:19","date_gmt":"2023-12-13T21:56:19","guid":{"rendered":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=136021"},"modified":"2023-12-13T22:56:19","modified_gmt":"2023-12-13T21:56:19","slug":"bayt-al-hejba-de-jamila-annab-al-guenbri-la-genese-et-la-mythologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=136021&lang=fr","title":{"rendered":"Bayt al hejba de Jamila Annab : Al Guenbri, la gen\u00e8se et la mythologie"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><u>Mohammed Bakrim \/\/<\/u><\/li>\n<\/ul>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00ab On ne travaille pas pour v\u00e9rifier des hypoth\u00e8ses, je d\u00e9teste cela. \u00bb\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00ab\u00a0Mes films sont l\u00e0 pour poser des questions plus que pour apporter des r\u00e9ponses\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\" style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 21px; font-style: italic; text-align: center; font-weight: 700 !important;\">Frederick Wiseman<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, on assite \u00e0 un retour en force du documentaire au Maroc. Est-ce le regain tant esp\u00e9r\u00e9 pour un genre longtemps confin\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie du syst\u00e8me\u00a0? L\u2019espoir est permis d\u2019autant plus que ce retour est marqu\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e de nouvelles g\u00e9n\u00e9rations et par une pr\u00e9sence remarqu\u00e9e et remarquable de femmes cin\u00e9astes.<\/p>\n<p>C\u2019est un bon signe r\u00e9v\u00e9lateur dans tous les cas\u00a0: le genre semble \u00eatre investi par la gent f\u00e9minine\u2026non sans bonheur. Voir la derni\u00e8re Etoile d\u2019or du FIFM qui a consacr\u00e9 le nouveau film de Asmae EL Moudir. La section documentaire du festival national du film conna\u00eet le m\u00eame engouement. Simone Bitton, Leila Kilani, Tala Hadid\u2026sont d\u00e9sormais en compagnie de jeunes talents qui portent cette nouvelle vague du documentaire marocain. Une vari\u00e9t\u00e9 de th\u00e8mes sont abord\u00e9s. Des questions de la m\u00e9moire collective aux sujets qui traitent de l\u2019intime, les femmes du documentaire abordent de front une approche cin\u00e9matographique de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine aujourd\u2019hui.<\/p>\n<figure id=\"attachment_136024\" aria-describedby=\"caption-attachment-136024\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?ssl=1\"><img data-attachment-id=\"136024\" data-permalink=\"https:\/\/agadirtoday.com\/?attachment_id=136024\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?fit=600%2C375&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"600,375\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Bayt al hejba de Jamila Annab (3)\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?fit=300%2C188&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?fit=600%2C375&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-136024 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?resize=600%2C375&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-3.jpeg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" title=\"\" data-recalc-dims=\"1\"><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-136024\" class=\"wp-caption-text\">Bayt al hejba de Jamila Annab<\/figcaption><\/figure>\n<p>C\u2019est dans le cadre de cette dynamique que s\u2019inscrit le film de Jamila Annab, Bayt EL Hajba, produit par Latif Lahlou. C\u2019est une jeune acad\u00e9micienne, elle a soutenu un doctorat sur la r\u00e9ception publique du film marocain, et enseigne \u00e0 l\u2019Institut du cin\u00e9ma \u00e0 Rabat. Face \u00e0 la profusion de th\u00e8mes et de sujets abord\u00e9s par le documentaire aussi bien pour la t\u00e9l\u00e9vision que pour le cin\u00e9ma, Annab a choisi de d\u00e9placer sa cam\u00e9ra du centre vers la p\u00e9riph\u00e9rie en allant aborder un sujet sp\u00e9cifique \u00e0 une ville\u00a0: Essaouira et Tagnaouite.<\/p>\n<p>Nous posons comme postulat du d\u00e9part que le documentaire est d\u2019abord une singularit\u00e9 \u00e9lue par le cin\u00e9aste et qu\u2019il (elle) propose au monde \u00e0 travers un regard, le sien. En \u00e9lisant ce lieu et ce sujet, Annab se trouve confront\u00e9e \u00e0 un double d\u00e9fi\u00a0: d\u2019abord comment filmer Essaouira sans reconduire le clich\u00e9 touristique, la ville ayant \u00e9t\u00e9 beaucoup film\u00e9e et photographi\u00e9e, comment filmer loin de la carte postale galvaud\u00e9e. L\u2019autre d\u00e9fi \u00e9tant comment aborder un sujet trait\u00e9 quasiment sous tous les angles sans verser dans le d\u00e9j\u00e0 vu (des documentaires int\u00e9ressants ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s sur le sujet) ou dans la production d\u2019une image folklorique d\u2019une pratique musicale et culturelle porteuse de signes multiples.<\/p>\n<p>Pratique ancestrale qui appelle une certaine humilit\u00e9 dans toute approche qui se veut authentique et exprimant un point de vue. Il faut d\u2019embl\u00e9e souligner que la jeune cin\u00e9aste a r\u00e9ussi \u00e0 ne pas c\u00e9der \u00e0 la facilit\u00e9 que lui tend le sujet et la ville et a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9passer les deux \u00e9cueils pour aboutir \u00e0 une proposition. Proposition \u00e0 prendre ici au sens philosophique \u00e0 savoir \u00ab\u00a0un \u00e9nonc\u00e9 apte \u00e0 recevoir une valeur de v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019\u00eatre vrai ou faux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>D\u00e8s l\u2019ouverture du film, trois sc\u00e8nes mettent en place les \u00e9l\u00e9ments de ce qui pourrait passer pour le programme d\u2019une dramaturgie future. Des plans de rochers marins avec des vagues, des mouettes, deux \u0153ufs en instance\u00a0; pla\u00e7ant d\u2019embl\u00e9e des \u00e9l\u00e9ments naturels \u00e0 l\u2019origine du monde qui vient. Suivent deux autres sc\u00e8nes qui am\u00e8nent l\u2019\u00e9l\u00e9ment humain\u00a0:\u00a0 un homme qui accomplit un rite autour d\u2019un instrument de musique embl\u00e9matique de la musique gnawie, \u00e0 savoir le Guenbri (une sorte de luth appel\u00e9 aussi sentir ou hajhouj)\u00a0; et une femme amazighe, son troupeau et ramassant du bois pour le feu domestique.<\/p>\n<p>Trois sc\u00e8nes fondatrices porteuses de signes \u00e0 lire en perspective\u00a0: l\u2019eau, le feu, les cendres du Guenbri, les tombes\u2026En outre, les deux personnages constitueront les protagonistes du r\u00e9cit qui vient. Sc\u00e8nes riches des signes culturels diss\u00e9min\u00e9s ici et l\u00e0 dans la composition des plans et qui constitueront l\u2019univers de r\u00e9f\u00e9rence du r\u00e9cit. Le r\u00e9cit au premier degr\u00e9 peut \u00eatre ramen\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire de Seddik, un M\u00e2alam (un ma\u00eetre) de la musique Gnawie et de son rapport avec son outil de travail.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019histoire de la fabrication de cet instrument magique. Mais le film n\u2019est pas que cela. Se pose ici la question que nous avons abord\u00e9 dans notre postulat\u00a0: quelle singularit\u00e9 cette approche va-t-elle nous proposer\u00a0? Un reportage sur la fabrication d\u2019un Guenbri\u00a0? La vie quotidienne d\u2019un M\u00e2alam Gnawi\u00a0? En revenant \u00e0 la sc\u00e8ne\/ la s\u00e9quence d\u2019ouverture, on sait que la fabrication d\u2019un Guenbri n\u2019est pas une simple affaire technique\u00a0; n\u2019es pas uniquement un probl\u00e8me de menuiserie.<\/p>\n<p>C\u2019est davantage un rite qui s\u2019inscrit dans une historicit\u00e9 qui fait appel, au-del\u00e0 de la mati\u00e8re, au spirituel. Un signe plein. Un symbole dont d\u00e9pend la r\u00e9ussite de la fameuse L\u00eela, la veill\u00e9e, le point d\u2019orgue du rite gnawi. Le film suit avec minutie tout le travail fait avec amour par Seddik pour \u00eatre au rendez-vous. Le sacr\u00e9 et le profane sont convoqu\u00e9s\u00a0; des forces occultes sont \u00e9voqu\u00e9es. L\u2019instrument n\u2019est pas une compilation de mat\u00e9riaux m\u00eame si ceux-ci sont choisis avec minutie. Tout ce soin apport\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration n\u2019est pas la garantie de la r\u00e9ussite. Il faut subir l\u2019\u00e9preuve du \u00ab\u00a0bayt EL hajba\u00a0\u00bb, la chambre de la r\u00e9clusion. Une anachor\u00e8se. Comme les mystiques de jadis, sortir du monde.<\/p>\n<p>Couvert d\u2019un linceul, port\u00e9 dans la chambre, l\u2019instrument est la m\u00e9taphore du M\u00e2alam qui lui aussi s\u2019isole dans un monde int\u00e9rieur. S\u2019isoler pour dialoguer dans l\u2019obscurit\u00e9 avec des forces cosmiques qui impr\u00e8gnent l\u2019instrument de quelque chose d\u2019autre et qui en fait la cl\u00e9 de vo\u00fbte de la nuit de la transe. Mais le r\u00e9cit n\u2019est pas lin\u00e9aire. Cherchant \u00e0 aborder Tagnaouite \u00e0 travers cet angle, une forme de singularit\u00e9, la jeune cin\u00e9aste place en m\u00eame temps des \u00e9l\u00e9ments de sa touche personnelle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_136022\" aria-describedby=\"caption-attachment-136022\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?ssl=1\"><img data-attachment-id=\"136022\" data-permalink=\"https:\/\/agadirtoday.com\/?attachment_id=136022\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?fit=600%2C375&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"600,375\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Bayt al hejba de Jamila Annab (1)\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?fit=300%2C188&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?fit=600%2C375&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-136022 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?resize=600%2C375&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/agadirtoday.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Bayt-al-hejba-de-Jamila-Annab-1.jpeg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" title=\"\" data-recalc-dims=\"1\"><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-136022\" class=\"wp-caption-text\">Bayt al hejba de Jamila Annab<\/figcaption><\/figure>\n<p>La volont\u00e9 \u00ab\u00a0d\u2019affirmer un regard\u00a0\u00bb (je fais r\u00e9f\u00e9rence aux travaux de Yann Kiborne)\u00a0; un point de vue. Ne pas faire de la t\u00e9l\u00e9vision mais tendre vers le cin\u00e9ma, la patrie originelle du documentaire. La captation du r\u00e9el, en l\u2019occurrence, le quotidien d\u2019un M\u00e2alam Gnawi, cohabite avec le d\u00e9sir de faire \u0153uvre de cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Pour ce faire, un dispositif est mis en place par Jamila Annab dont la configuration principale r\u00e9side dans le d\u00e9passement des fronti\u00e8res factices entre fiction et documentaire. Le film noue une relation complexe entre les deux proc\u00e9d\u00e9s avec l\u2019irruption de s\u00e9quences de fiction port\u00e9es par la belle Hanne Zouhdi dans le r\u00f4le de la m\u00e8re amazighe qui attend un enfant. Ce dispositif convoque la figure cin\u00e9matographique du montage parall\u00e8le.<\/p>\n<p>Le r\u00e9cit principal est rythm\u00e9 par la mont\u00e9e en puissance de micro-r\u00e9cits\u00a0: la pr\u00e9paration du pain, les travaux domestiques, la grossesse qui arrive \u00e0 terme\u00a0; la fabrication de l\u2019instrument de musique\u00a0; la pr\u00e9paration de la L\u00eela. Les sc\u00e8nes de la jeune femme amazighe fonctionnant comme un effet miroir avec le r\u00e9cit principal tra\u00e7ant comme une mise en abyme le destin de Seddik\u00a0: la mort, le pot de lait qui se brise renvoyant \u00e0 l\u2019image des cendres de la fameuse veill\u00e9e et puis l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019enfant Mimoun co\u00efncidant avec la L\u00eela. L\u2019onomastique n\u2019est pas fortuite\u00a0: la m\u00e8re s\u2019appelle \u00ab\u00a0Touda\u00a0\u00bb, la vie en amazigh et le b\u00e9b\u00e9 est appel\u00e9 Mimoun (la chance)\u00a0; nom qui renvoie aussi \u00e0 la tradition Gnawie.<\/p>\n<p>Dans son \u00e9criture m\u00eame, le film adopte le rythme du sujet qu\u2019il aborde\u00a0; il prend son temps. C\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il \u00e9pouse la logique temporelle d\u2019une veill\u00e9e gnawie\u00a0; celle des adeptes de la Zaouia. Un rythme qui monte crescendo jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e en transe. Une transe qui aurait pu \u00eatre le climax pour le film. Mais l\u2019auteure a choisi une autre fin, sacrifiant le documentaire au b\u00e9n\u00e9fice du sc\u00e9nario.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mohammed Bakrim \/\/ \u00ab On ne travaille pas pour v\u00e9rifier des hypoth\u00e8ses, je d\u00e9teste cela. \u00bb\u00a0 \u00ab\u00a0Mes films sont l\u00e0 pour poser des questions plus que pour apporter des r\u00e9ponses\u00a0\u00bb. Frederick Wiseman Depuis quelques ann\u00e9es, on assite \u00e0 un retour en force du documentaire au Maroc. 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