{"id":114476,"date":"2023-06-19T14:15:58","date_gmt":"2023-06-19T13:15:58","guid":{"rendered":"https:\/\/agadirtoday.info\/?p=114476"},"modified":"2023-10-11T16:45:09","modified_gmt":"2023-10-11T15:45:09","slug":"leconomie-du-livre-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/agadirtoday.com\/?p=114476&lang=fr","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9conomie du livre en mutation?"},"content":{"rendered":"<div class=\"box_social\">\n<div class=\"btn-group\" role=\"group\"><\/div>\n<\/div>\n<header class=\"article-header\">\n<nav class=\"post_breadcrumb\" aria-label=\"breadcrumb\">\n<ul>\n<li><span class=\"author\"><a class=\"\" title=\"Articles par Larabi Ja\u00efdi\" href=\"https:\/\/fr.hespress.com\/public_author\/Larabi+Ja%C3%AFdi\" rel=\"author nofollow noopener\" target=\"_blank\">Larabi Ja\u00efdi<\/a><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le Salon international de l\u2019\u00e9dition et du livre (SIEL), dont la 28\u00e8 \u00e9dition s\u2019est achev\u00e9e le 11 juin 2023, a une fois de plus \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion pour le \u00a0\u00bbpetit \u00bb monde de l\u2019\u00e9dition de s\u2019interroger sur son avenir.<\/strong><\/p>\n<\/nav>\n<\/header>\n<div class=\"article-content\">\n<p>Les rencontres du SIEL ont r\u00e9uni les diff\u00e9rents maillons de la cha\u00eene de production du livre, des auteurs aux \u00e9diteurs en passant par les acteurs de la distribution et de la promotion. C\u2019est l\u2019une des rares occasions de prendre le pouls des transformations de cette cha\u00eene et de saisir les d\u00e9fis que vit ce secteur en pleine mutation<\/p>\n<p>Il est difficile de restituer toute la richesse de cette manifestation en quelques lignes. Mais on ne peut s\u2019emp\u00eacher de partager les fortes impressions ressenties lors des visites du Salon : La diversit\u00e9 et le pluralisme linguistique de la production marocaine, le remarquable potentiel culturel de l\u2019Afrique, le vif et int\u00e9ressant dialogue entre \u00e9crivains, \u00e9diteurs et lecteurs sur l\u2019avenir du livre, l\u2019enjeu complexe des mutations technologiques sur le monde de l\u2019\u00e9criture et de la lecture, le soif de la jeunesse marocaine pour l\u2019acquisition de la connaissance, la transformation progressive de l\u2019\u00e9cole publique marocaine dans sa qu\u00eate de l\u2019universalit\u00e9 du savoir.<\/p>\n<p>C\u2019est le c\u00f4t\u00e9 plein du verre. Le c\u00f4t\u00e9 vide est ce sentiment que le livre ne se porte pas aussi bien que le souhaitent les professionnels, les auteurs et les lecteurs.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9dition : Un paysage stable<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le livre va mal\u00a0\u00bb, se lamentent volontiers quelques \u00e9diteurs. De fait, le march\u00e9 du livre est \u00e9troit : moins de 2000 publications par an, une cinquantaine d\u2019\u00e9diteurs de livres, y compris les livres scolaires, 200.000 \u00e0 250.000 acheteurs chaque ann\u00e9e. Le dernier Rapport annuel de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al-Saoud sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019\u00e9dition marocaine pour l\u2019ann\u00e9e 2022 est instructif \u00e0 bien des attendus :<\/p>\n<p>\u2013 Pr\u00e8s de 1320 livres marocains ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s en 2022. La langue arabe est pr\u00e9dominante dans le secteur de l\u2019\u00e9dition, avec un peu plus de 79 % du total (0,38 % pour la langue amazighe), les publications dans les langues \u00e9trang\u00e8res constituant une partie minime de la production \u00e9ditoriale du pays, avec 17,42 % pour le fran\u00e7ais, 2,58 % pour l\u2019anglais et 0,30 % pour l\u2019espagnol<\/p>\n<p>\u2013 Le segment \u00ab Cr\u00e9ation litt\u00e9raire \u00bb occupe une place importante avec 18,71 % du bilan \u00e9ditorial marocain. Les \u00e9tudes juridiques arrivent en seconde position avec 18,33 % des titres, suivis par les \u00e9tudes historiques (11,52 %). Certains domaines des sciences humaines et sociales comme l\u2019\u00e9ducation, les \u00e9crits sur l\u2019art, la gestion ou la psychologie n\u2019apparaissent que rarement dans les catalogues des \u00e9diteurs marocains ;<\/p>\n<p>\u2013 La plupart des publications n\u00e9cessitent des questions nationales : 74 % de l\u2019ensemble porte sur le Maroc. L\u2019Europe retient l\u2019attention des auteurs et \u00e9diteurs dans une moindre proportion (62 titres). Les aires g\u00e9ographiques arabes (57 titres) et africaines (34 titres) interviennent faiblement dans l\u2019offre totale ;<\/p>\n<p>\u2013 Les textes d\u2019auteurs marocains repr\u00e9sentent 86,77 % du total. Les auteurs fran\u00e7ais arrivent en deuxi\u00e8me position avec 2,35%, suivis des Tunisiens et des \u00c9gyptiens avec 0,83 % chacun. La production porte davantage sur la litt\u00e9rature \u00e0 hauteur de 27,24 %. L\u2019\u00e9criture f\u00e9minine ne repr\u00e9sente que 19,16 % dans le bilan g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n<p>\u2013 L\u2019essentiel de la production \u00e9ditoriale marocaine est r\u00e9alis\u00e9 et diffus\u00e9 en format papier. Sur les 1.320 livres \u00e9dit\u00e9s, 10 % seulement sont publi\u00e9s en format num\u00e9rique. Le Rapport r\u00e9v\u00e8le, par contre, une pr\u00e9sence importante du fran\u00e7ais dans le champ num\u00e9rique avec 70 titres, suivi de l\u2019arabe (39 titres) et de l\u2019anglais (24 titres). Par contre, les questions politiques repr\u00e9sentant 24,81%, l\u2019\u00e9conomie 30,83 % et les questions sociales 12 % sont des champs disciplinaires mieux repr\u00e9sent\u00e9s dans l\u2019\u00e9dition num\u00e9rique marocaine.<\/p>\n<p><strong>Un march\u00e9 du livre \u00e9troit mais\u2026 en transformation<\/strong><\/p>\n<p>la lecture des donn\u00e9es r\u00e9v\u00e9l\u00e9es par le Rapport de la Fondation Al-Saoud sur ne peut que s\u2019interroger sur les facteurs explicatifs de l\u2019\u00e9troitesse de la production et sur les caract\u00e9ristiques de l\u2019\u00e9conomie du livre au Maroc. Tout d\u2019abord, un constat inqui\u00e9tant : Celui de la faible diffusion de la lecture dans la soci\u00e9t\u00e9, les deux-tiers des Marocains ne lisent pas plus de deux livres par an .<\/p>\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s :<a href=\"https:\/\/fr.hespress.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> Hespress Fran\u00e7ais \u2013 Actualit\u00e9s du Maroc \/<\/a><a href=\"https:\/\/fr.hespress.com\/opinions\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Opinions<\/a><a href=\"https:\/\/fr.hespress.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00a0<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Larabi Ja\u00efdi Le Salon international de l\u2019\u00e9dition et du livre (SIEL), dont la 28\u00e8 \u00e9dition s\u2019est achev\u00e9e le 11 juin 2023, a une fois de plus \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion pour le \u00a0\u00bbpetit \u00bb monde de l\u2019\u00e9dition de s\u2019interroger sur son avenir. 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