
Abdelaziz Amri : « Un hommage tardif » pour un homme de cœur , de générosité, pilier du mouvement associatif et sportif : Une vie au service de Tiznit.
Né en 1950 à Tiznit, Abdelaziz Amri est issu d’une famille profondément enracinée dans les valeurs de générosité et d’engagement social. Son père, Sidi Mohammed Oulaarbi, était une figure respectée du milieu judiciaire en tant que juge notarial (adoul), ce qui lui permit de grandir dans un environnement imprégné de savoir et de rigueur morale.
Dès son plus jeune âge, il reçut une éducation religieuse exigeante, achevant la mémorisation du Coran à 13 ans. Après un cursus scolaire solide, il poursuivit ses études à l’Université Mohammed V de Rabat, où il obtint une licence en droit, amorçant ainsi un parcours marqué par l’éloquence et le sens de la justice.
Son engagement politique remonte à ses années universitaires, lorsqu’il rejoignit en 1972 les rangs du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Son militantisme actif lui permit d’accéder aux postes de secrétaire local et provincial du parti à Tiznit. Il fut élu membre du conseil municipal pour deux mandats consécutifs (1992-1997 et 1997-2003), où il occupa le poste de quatrième adjoint au maire. Son sens de la répartie et sa maîtrise de la langue arabe faisaient de ses interventions de véritables plaidoiries, à l’image d’un jeune avocat passionné défendant sa ville avec force et conviction.
Abdelaziz Amri n’a jamais ménagé ses efforts pour dynamiser la vie associative et sportive de Tiznit. Il fut un acteur clé du développement du sport local, occupant à deux reprises la présidence du club Amal Tiznit de football (1988-1991 puis 2010-2013). Son engagement ne se limita pas au football, puisqu’il fut également président du club de tennis de Tiznit ainsi que du club Amal Tiznit de pétanque. Il n’hésita pas à puiser dans ses propres ressources financières pour soutenir ces disciplines, contribuant ainsi à leur essor et à leur rayonnement .
Au-delà du sport et de la politique, Abdelaziz Amri était avant tout un homme de bien. Sa générosité naturelle ne se limitait pas aux terrains de football ; il tendait la main aux plus démunis, aidant discrètement ceux dans le besoin. Sa maison, fidèle à la tradition de sa famille ‘Id Amari’, était un véritable havre d’hospitalité, toujours ouverte aux amis, aux visiteurs et aux figures de passage.
Son sourire constant et son affabilité inspiraient respect et admiration. Toujours disponible, il incarnait des valeurs d’intégrité, de modestie et de dévouement, plaçant l’intérêt collectif au-dessus des ambitions personnelles.
Malgré tout ce qu’il a apporté à sa ville, la reconnaissance ne fut pas toujours au rendez-vous. Comme le dit l’adage : « En été, on regrette le lait perdu ». Les générations qui lui ont succédé n’ont pas toujours mesuré l’ampleur de son engagement et du sacrifice personnel qu’il a consenti pour le bien de Tiznit. Pourtant, l’histoire retient les noms des hommes qui donnent sans attendre en retour.
Si l’oubli a parfois tenté de recouvrir son héritage, Abdelaziz Amri restera à jamais l’un des fils les plus valeureux de Tiznit, un homme qui a voué sa vie à sa ville, laissant derrière lui un exemple de dévouement, de droiture et de passion que nul ne saurait effacer.

Suivez nos dernières actualités sur Google News