Économie

Maroc : la production animale contribue de 35% au PIB agricole

La production animale au Maroc contribue à hauteur de 35% au produit intérieur brut (PIB) agricole, permettant de générer environ 135 millions de journées de travail par an, a indiqué, mardi à Meknès, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari.

S’exprimant à l’ouverture d’une conférence internationale de Haut niveau, organisée à l’occasion du 18ème Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM), M. El Bouari a relevé que la production animale constitue un pilier essentiel du secteur agricole national, représentant une source de revenus pour près de 1,2 million d’éleveurs.

Il a également fait savoir que, selon les données du recensement de 2025, le Maroc dispose d’un cheptel d’environ 33 millions de têtes d’ovins, caprins, bovins et camélidés, ce qui permet une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et près de 2 milliards de litres de lait.

Pour ce qui est de la filière avicole, M. El Bouari a fait état d’une évolution continue, avec une production estimée à près de 784.000 tonnes de viandes blanches, ainsi qu’environ 6,5 milliards d’œufs destinés à la consommation, assurant ainsi une couverture de 100% des besoins du marché national.

Le ministre a, dans ce sens, affirmé que les filières de production animale occupent une place importante dans la stratégie agricole adoptée par le Royaume, permettant des avancées significatives en matière de développement de la production, d’amélioration de la productivité et de satisfaction des besoins nationaux, tout en renforçant l’organisation professionnelle et en encourageant l’investissement.

Il a rappelé que le gouvernement, en application des Hautes Instructions Royales, a lancé un programme exceptionnel de reconstitution du cheptel national, doté d’une enveloppe budgétaire conséquente, principalement destinée à soutenir les éleveurs pour l’acquisition d’aliments de bétail et la préservation des femelles reproductrices.

El Bouari a précisé que la stratégie du ministère dans ce domaine repose sur le renforcement de la production d’aliments pour bétail, ainsi que sur la consolidation du dispositif de sécurité sanitaire animale, à travers le renforcement de la veille épidémiologique, le contrôle sanitaire et la vaccination contre les maladies infectieuses, en plus de l’amélioration de la productivité.

S’agissant du développement de la filière des viandes rouges, le ministre a expliqué qu’elle s’appuiera sur l’amélioration des races bovines destinées à la production de viande, notant que la viande bovine représente 80% de la consommation nationale.

D’après lui, la stratégie prévoit le développement de l’élevage camelin, compte tenu de son rôle économique et social dans les provinces du Sud du Royaume, où il constitue une source essentielle de revenus, générant une valeur ajoutée estimée à près de 225 millions de dirhams par an et environ 2,7 millions de journées de travail.

Cette stratégie, a poursuivi M. El Bouari, repose aussi sur la modernisation des circuits de commercialisation, la mise à niveau des abattoirs, le développement des infrastructures logistiques, le renforcement des chaînes de froid et de transport, ainsi que la promotion de contrats équitables, notamment au profit des petits producteurs, en plus du développement de la formation et de la recherche scientifique en partenariat avec les différents acteurs, afin d’augmenter le nombre de diplômés des instituts de formation.

Initiée autour de la thématique de la production animale et la transformation des systèmes alimentaires, cette rencontre d’envergure a réuni plusieurs personnalités politiques de haut niveau, des décideurs, des responsables d’organisations internationales, des experts, des chercheurs, ainsi que des professionnels du secteur, confirmant son positionnement comme un espace stratégique de dialogue et de réflexion sur l’avenir de l’agriculture.

 

          

اترك رد

Bouton retour en haut de la page