Société

Khadija Arouhal, l’icône du Souss Une femme référentielle !

  • Agadirtoday-Saoudi El Amalki//

On a beau écrire sur cette icône cristalline, avec force et conscience, on ne peut jamais être au bout de ce que le verbe serait assez expressif pour être juste à son égard. Khadija Arouhal, car c’est bien d’elle qu’il s’agit, est tout simplement indescriptible ! Elle est unique en son genre et sa gente de femme qu’on pourra aisément décrire.

Au cœur d’une société complexe et perplexe tel que Tiznit, elle se débat ardemment pour semer les hautes valeurs par le cœur sincère et la vertu authentique. Pour ce faire, elle n’hésite jamais d’aller à la rencontre de la population aux confins des monts et vals des patelins les plus accidentés et précarisés, relatant leurs peines à qui de droit, aux institutions locale, régionale et centrale…

Dans l’enceinte de l’hémicycle, Khadija Arouhal fait vibrer la voûte du parlement en Tamazighte comme en Arabe, épanchant tout ce qu’elle a pu collecter de requêtes et d’injustices des localités éloignées, durant ses interminables périples. Ses vociférations déclamantes  prennent la défense des déshérités et des opprimés un peu partout sur le territoire national, surtout de ses terres natales.  De même, en tant que députée, elle s’en va dans le bout extrême d’Afrique méridionale, plaider, corps et âme, la cause nationale dans le temple de l’acrimonie à l’intégrité territoriale, avec finesse mais intransigeance, au point de persuader tout cet entourage souvent haineux de la justesse du dossier clean du royaume…

Tout en se lançant dans un combat politique et diplomatique avec hardiesse et assiduité tout au long de sa présence percutante à la députation, Khadija Arouhal n’a jamais perdu de sa notoriété de pionnière de l’art  et la culture amazighes, au côté des sommités de ce mouvement militant, des décennies durant.

Après un début fracassant au sein du champ associatif, elle se consacre aussi à l’expérience médiatique en tant que conceptrice d’émissions sur l’antenne radiophonique pour la même cause, révélant ses vocations limpides de créatrice poétique de haute ingéniosité. Par ailleurs, Khadija Arouhal a toujours su préserver sa féminité en tant que dame empreinte de charme et de séduction, mais aussi par sa féminisation  en tant que femme combattante en faveur de la libéralisation intégrale de la cause féminine, avec sa ténacité farouche à la doter de code relevé, à l’aune des aspirations à la parité et la justice…

Ceci étant, comment ne pas adorer cette femme, comment ne pas l’aduler et la hisser au summum parce qu’elle répond parfaitement au profil de la génération féminine dont le Maroc d’aujourd’hui a grandement besoin afin de poursuivre la lutte pour l’émancipation de la moitié de la société, au même pied d’égalité de l’homme ?

Il est bien clair que Khadija Arouhal, de par sa polyvalence, sa perfection et surtout son charisme incarne bel et bien cette trempe de femmes à laquelle il faudra tenir compte pour cette transmutation féminine dont la nation devrait se doter pour relever ses défis ! On ne peut nullement conclure ces quelques chapitres sur cette femme  phénoménale, sans évoquer la citation raffinée de Simone de Beauvoir, l’illustre romancière française, quand elle disait à propos de la robustesse féminine : « On ne naît pas une femme : on le devient ! »…

          

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