La fermeture du détroit d’Hormuz et la crise énergétique
- Agadirtoday_Mohamed Laghouizi//
La guerre en Moyen Orient rentre dans sa deuxième semaine suivie par une guerre médiatique atroce, entre les déclarations du Président Trump et celles de hautes autorités de l’Iran. Un conflit sans aucune issue claire et plus menaçant de l’économie mondiale avec cette tendance de viser les installations pétrolières des pays du Golf. Face à ce scénario, le détroit d’Hormuz reste fermé pour la plupart des navires qui sont toujours bloqués, tandis que les prix du pétrole continuent à augmenter.
Cette fermeture n’est pas sans conséquences directes sur les pays importateurs du pétrole et du gaz naturel dont le Maroc. Une hausse qui se reflète sur les prix des produits énergétiques et aussi sur l’ensemble des prix des produits de consommation.
En effet, le Maroc, comme tous les pays importateurs des produits énergétiques, est aussi touché par les conséquences de cette guerre que le monde entier n’a pas prévue et qu’il tente de lui trouver un compromis pour mettre fin à cette tension entre les USA, Israël et l’Iran. Des interventions de plusieurs États sont en train d’avoir lieu en dépit de la rigidité des parties.
Ainsi, on remarque dans notre pays une hausse sans précèdent des produits de consommation à savoir légumes, viandes rouges, volailles et on s’attend à une situation encore plus complexe si la guerre continue. Quant au prix du transport, le gouvernement a prix des mesures pour remédier à une hausse flagrante mais qui a déjà été appliquée par les professionnels du transport à savoir les grands taxis et les autocars.
Cette situation impacte directement le pouvoir d’achat de la classe moyenne, déjà en difficulté à cause de la stagnation des salaires et l’absence d’une approche objective des conséquences de cette inflation galopante. Un calvaire que vit le citoyen moyen au quotidien, réduit à une austérité pour pouvoir survivre dans un monde où les règles du jeu sont complètement bouleversées et que les économies mondiales sont dans une impasse sans équivoque.
A cet égard, on peut se demander sur les politiques du gouvernement pour contourner cette crise et trouver des solutions adéquates pour protéger le pouvoir d’achat du citoyen moyen surtout que notre pays se prépare pour les élections législatives prévues pour le mois de septembre de cette année. On est en droit de se poser des questions sur les scénarios possibles de la nouvelle formation politique après les scrutins et sur sa politique de gouvernance et de gestion de pareille crise.
Dès lors, et dans cette attente d’une entente entre les pays en guerre au Moyen Orient, le citoyen moyen continue à subir dans le silence ces fluctuations des prix et de suivre avec intérêt ce chamboulement de l’ordre mondial et cette passion obsessionnelle de dominance qui met en jeu la stabilité l’équilibre mondiaux.
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