
Khénifra : Tenue du Conseil d’administration de l’ABH de l’Oum Er Rbia au titre de 2025
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a présidé, lundi au siège de la préfecture de la province de Khénifra, les travaux du Conseil d’administration de l’Agence du Bassin Hydraulique de l’Oum Er Rbia (ABHOER) au titre de la session de l’année 2025.
Les travaux de cette session se sont déroulés en présence, notamment, du gouverneur de la province de Khénifra, Mohamed Adil Ihourane, du secrétaire général des affaires régionales à la wilaya de la région de Béni Mellal-Khénifra, Noureddine Dermouch, du gouverneur de la province de Fquih Ben Salah, Mohamed Karnachi, et du président du Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra, Adil Barakat, ainsi que de plusieurs responsables, membres du Conseil d’administration de l’Agence, représentants des chambres professionnelles et élus.
Cette session a été consacrée à l’approbation des comptes de l’Agence au titre de l’exercice budgétaire 2024, à l’examen de l’état d’avancement de l’exécution de son budget pour l’année 2025, ainsi qu’à la présentation de son plan d’action et de son projet de budget pour l’exercice 2026.
Dans une allocution de circonstance, M. Baraka a indiqué que la tenue du Conseil d’administration de l’ABHOER intervient dans une conjoncture climatique particulière, marquée par d’importantes précipitations pluviométriques et neigeuses ayant concerné la majorité du territoire national, avec un impact très positif sur les ressources hydriques après sept années de diminution importante.
Le ministre a fait savoir que le bassin de l’Oum Er Rbia a connu, au cours de l’année écoulée, la poursuite de la réalisation de plusieurs projets, dont les travaux d’un barrage sur l’Oued Lakhdar dans la province d’Azilal, d’une capacité de stockage de 150 millions de mètres cubes (m3) et dont le taux d’avancement s’élève actuellement à 70%, ainsi que la poursuite de la construction du barrage de Taghzirt dans la province de Béni Mellal (85 millions de m3), outre la réalisation et l’entretien de plusieurs petits barrages dans la zone d’action de l’Agence.
Il a également relevé que l’exploitation des stations de dessalement de l’eau de mer à Safi et Jorf Lasfar a permis d’approvisionner en eau potable les villes de Safi et d’El Jadida et de renforcer l’alimentation de Casablanca Sud, de Settat, de Berrechid et des centres et douars avoisinants, en plus de l’eau industrielle destinée aux complexes de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).
Afin d’alléger la pression sur le bassin de l’Oum Er Rbia, en particulier sur la retenue du barrage Al Massira, plusieurs mesures ont été prises, a expliqué le ministre, citant notamment l’exploitation de la tranche urgente du projet d’interconnexion entre les bassins de Sebou et du Bouregreg, et l’interconnexion entre les réseaux d’eau potable du nord et du sud de Casablanca.
S’agissant de la situation hydrologique, M. Baraka a souligné que l’année hydrologique 2024-2025 a accusé, en raison des années successives de sécheresse, un déficit pluviométrique de près de 17,3% par rapport à la moyenne annuelle, ce qui s’est répercuté sur les apports en eau au niveau des barrages du bassin, lesquels ont enregistré à leur tour un déficit de 68%.
En revanche, les indicateurs hydrométéorologiques pour l’année 2025-2026 sont positifs, la moyenne des précipitations dans le bassin de l’Oum Er Rbia ayant atteint près de 302 mm entre début septembre 2025 et le 25 janvier 2026, soit un excédent de 42,9% par rapport à la moyenne annuelle, et de 112,5% par rapport à la même période de l’année précédente.
Ces précipitations ont permis d’enregistrer d’importants apports hydriques de l’ordre de 2,315 milliards de m3 au niveau des barrages du bassin durant cette même période, a-t-il ajouté, faisant savoir que le taux de remplissage du complexe du barrage Al Massira et des barrages en aval a atteint 31,40% à la date du 1er mars 2026, avec une réserve d’eau de 839,77 millions de m3, alors que ce taux n’était que de 2,3% à la même date de l’année précédente.
Le gouvernement, a assuré le ministre, poursuit la mise en œuvre de programmes hydrauliques structurants dans ce bassin, dont la programmation de la deuxième phase du projet d’interconnexion entre les bassins de Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er Rbia, et la réalisation de la première tranche de la station de dessalement de l’eau de mer de Casablanca (prévue pour fin 2026), en plus de la poursuite des efforts dans le domaine de la recherche des ressources en eaux souterraines et l’amélioration du rendement des réseaux d’adduction et de distribution d’eau.
Ces programmes englobent également le développement de projets de réutilisation des eaux usées traitées pour l’arrosage des espaces verts et l’usage industriel par l’OCP, avec une capacité de production de 31 millions m3 par an dans les villes de Fquih Ben Salah, Khouribga, Kasba Tadla, Béni Mellal et Safi.
Lors de cette réunion, la directrice de l’Agence du Bassin Hydraulique de l’Oum Er Rbia a présenté un exposé exhaustif sur le bilan des réalisations de l’Agence au titre de l’exercice 2024 et l’état d’avancement de l’exécution de son budget pour l’année 2025, outre le programme d’action et le projet de budget au titre de l’année 2026.
Par la suite, les membres du Conseil ont débattu des différents points inscrits à l’ordre du jour, se penchant plus particulièrement sur les défis liés à la gestion des ressources hydriques dans le bassin et les moyens de consolider la gouvernance de l’eau et d’améliorer l’efficacité de sa gestion.
Au terme des travaux de ce Conseil, les membres ont approuvé 16 projets de conventions portant sur le domaine d’intervention de l’ABHOER, ciblant principalement la protection contre les inondations, l’entretien des barrages et le renforcement du réseau de mesures hydrologiques, ainsi que des partenariats dans le domaine de la sensibilisation à l’environnement.
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