Société

8 mars : l’INDH réaffirme son engagement constant en faveur des causes des femmes

L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) s’associe à la célébration de la Journée internationale des femmes, une occasion annuelle pour renouveler la reconnaissance du rôle central de la femme dans le processus de développement et réaffirmer la poursuite des efforts visant à préserver ses acquis et à renforcer sa place en tant qu’actrice essentielle dans la construction du “Maroc de demain”.

Dans un communiqué, l’INDH indique que la célébration de cette année intervient dans un contexte international qui réaffirme la centralité des questions relatives aux femmes sous le thème “Droits, égalité, autonomisation : pour toutes les femmes et les filles”.

Le communiqué souligne qu’en application des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, l’INDH a accordé, depuis son lancement, une grande importance et une attention particulière à la femme.

Cette attention se manifeste principalement par la place accordée à la femme dans les différents programmes et interventions de l’Initiative, selon une approche globale visant à soutenir les programmes sectoriels (notamment la santé, l’éducation et l’intégration sociale) et à remédier contre les obstacles géographiques, culturels et ceux liés aux coutumes et traditions, afin de contribuer à l’amélioration et à la diversification de l’offre destinée aux femmes et aux filles, en particulier dans le monde rural.

La même source souligne que les interventions de l’INDH reposent sur des leviers à la fois préventifs et curatifs, axés sur la prise en charge et l’intégration économique des femmes, notamment à travers le développement de la petite enfance.

L’Initiative investit dans cette phase de la vie humaine, considérée comme une étape cruciale et déterminante pour le parcours et l’avenir de chaque individu, les études ayant démontré que le rendement de l’investissement à ce stade est le plus élevé comparativement aux autres phases de la vie.

Dans ce cadre, les interventions de l’INDH s’articulent autour de deux axes majeurs : la santé de la mère et de l’enfant, considérée comme l’un des éléments fondamentaux du développement de la petite enfance, et donc du développement du capital humain des générations montantes, en surmontant les obstacles et les facteurs qui entravent l’accès aux soins de santé nécessaires, en particulier dans les zones rurales.

La contribution de l’INDH a permis de réduire la mortalité parmi les mères, les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans, notamment en milieu rural, ainsi que de réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux services de santé et d’encourager les femmes enceintes à assurer le suivi de leur grossesse et à accoucher dans un environnement médicalisé, tout en les sensibilisant à l’importance de l’allaitement maternel.

À cette fin, explique le communiqué, un système de santé communautaire a été mis en place, reposant sur trois leviers principaux : les maisons de maternité, les centres de santé de niveau deux et les médiatrices communautaires.

Le deuxième axe concerne la généralisation d’un enseignement préscolaire gratuit et de qualité en milieu rural, dans le cadre d’un programme complémentaire au programme national mis en œuvre par le département de l’Éducation nationale et de l’enseignement préscolaire.

À cet égard, le communiqué fait état de la mise en place de plus de 10 150 unités d’enseignement préscolaire, avec une capacité d’accueil estimée à 300 000 places pédagogiques, ainsi que de la création de près de 11 200 emplois, dont la majorité au profit de femmes rurales, ajoutant que ces efforts ont contribué à faire passer le taux de scolarisation des filles dans l’enseignement préscolaire en milieu rural de 25 % durant l’année scolaire 2017-2018 à 76 % au cours de l’année scolaire 2024-2025.

De plus, les interventions de l’INDH portent sur le soutien à la scolarisation, en veillant à instaurer des conditions favorables pour garantir l’éducation des filles dans de bonnes circonstances, particulièrement en milieu rural et dans les zones reculées, contribue ainsi à la lutte contre le décrochage scolaire chez les filles, un phénomène qui constitue généralement l’une des causes principales de l’aggravation d’autres fléaux sociaux, tels que le mariage des mineures et le travail des filles en âge de scolarité.

Dans ce cadre, les principales interventions de l’Initiative consistent à proposer une offre d’hébergement adaptée aux élèves à travers les Maisons de l’Étudiante. Plus de 1 000 établissements ont été construits, avec une capacité d’accueil dépassant les 85 000 places, permettant ainsi à un grand nombre d’élèves de poursuivre leurs études dans des conditions optimales.

Il s’agit également de renforcer la flotte de transport scolaire en milieu rural, de consolider les services de soutien scolaire et d’accorder une attention particulière à la santé scolaire au profit des enfants de l’enseignement préscolaire et primaire public, la santé scolaire étant considérée comme un levier essentiel pour améliorer les apprentissages et réduire l’abandon scolaire, notamment via le diagnostic précoce des troubles visuels et auditifs, ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation à la santé pour les élèves et leurs familles.

En ce qui concerne l’insertion économique des femmes, l’Initiative s’est attachée à élever leur statut au sein de la société en finançant plus de 5 700 projets de coopératives féminines dans plusieurs secteurs vitaux, notamment l’agriculture, l’artisanat et les services. À cela s’ajoute l’accompagnement de plus de 5 000 projets portés par des jeunes femmes ayant bénéficié des services d’accueil, d’écoute, d’orientation et de suivi technique et financier au sein des Plateformes des Jeunes créées dans l’ensemble des préfectures et provinces du Royaume.

Le communiqué relève la création de 750 centres dédiés aux femmes en situation de précarité, des structures qui offrant diverses formes d’accompagnement social aux femmes et à leurs familles, soutiennent la scolarisation de leurs enfants, et œuvrent au renforcement de leurs capacités pour une réinsertion socio-économique, selon une approche basée sur la convergence et la complémentarité avec les départements concernés et les acteurs de la société civile.

Parallèlement, l’INDH a œuvré pour l’amélioration des conditions de vie de la population rurale de manière générale, en contribuant, aux côtés d’autres acteurs, au désenclavement des douars par la création de pistes et de routes, ainsi qu’à l’amélioration de l’accès aux services de base comme l’eau potable et l’électricité.

Ces efforts ont permis de réduire le temps consacré par les femmes rurales aux tâches ménagères pénibles, comme l’approvisionnement en eau, et de se consacrer à des activités génératrices de revenus, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de scolarisation des filles rurales.

À ces efforts s’ajoute le renforcement de la présence des femmes au sein des instances de gouvernance territoriale, en veillant à assurer une représentativité importante et active des femmes et des jeunes au sein des comités régionaux, provinciaux et locaux du développement humain. Le nombre total des membres actifs au sein de ces instances s’élève à environ 15 000, avec une présence significative des femmes, garantissant ainsi leur participation au plaidoyer et à la prise de décision liée aux problématiques de développement humain au niveau territorial.

Le communiqué rappelle qu’en célébrant la Journée Internationale de la Femme 2026, l’INDH réaffirme sa conviction profonde, portée depuis son lancement en 2005 : l’autonomisation de la femme n’est pas seulement un engagement social, mais un choix stratégique pour bâtir une société équilibrée et prospère.

Et de conclure que l’investissement dans les capacités des femmes et l’élargissement de leurs horizons de participation demeurent un enjeu fondamental pour un développement équitable et global bénéficiant à l’ensemble de la société.

 

          

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