Culture

Parution de l’ouvrage “9. Ni forte ni faible, mère” de la journaliste marocaine Zineb Bouazzaoui

L’ouvrage “9. Ni forte ni faible, mère” de la journaliste et essayiste marocaine Zineb Bouazzaoui, un récit intime et analytique inédit sur la matrescence comme processus de transformation identitaire, émotionnelle et spirituelle, vient d’être publié aux éditions et impressions Bouregreg à Rabat.

Ce livre de 153 pages est présenté comme l’un des premiers récits marocains à aborder la maternité sous l’angle de la traversée intérieure. Il s’éloigne des représentations idéalisées pour explorer, sans filtre, les bouleversements profonds qui accompagnent l’expérience d’enfanter.

À mi-chemin entre témoignage personnel et réflexion sociale, cet ouvrage met en lumière les tensions, les doutes, les élans de foi et les recompositions identitaires qui jalonnent cette étape fondatrice de la vie d’une femme.

Préfacé par l’auteur français Vincent Lahouze, le texte est décrit comme appartenant à “la famille des livres qui ne trichent pas”, soulignant la dimension sincère et incarnée du récit.

La préface évoque un ouvrage qui “respire comme un corps” et qui aborde la maternité comme un “champ de bataille émotionnel, spirituel et intime”, dépassant le simple témoignage pour interroger la place des femmes dans les systèmes sociaux et médicaux contemporains.

À travers une écriture à la fois frontale et sensible, Zineb Bouazzaoui aborde les réalités souvent tues de l’accouchement et du post-partum, notamment le rapport au corps, la vulnérabilité, la charge mentale, le sentiment de dépossession ou encore la solitude des premiers instants.

Ainsi, l’auteure inscrit ces expériences individuelles dans un cadre plus large, questionnant les injonctions sociales faites aux mères et la difficulté d’exprimer des émotions ambivalentes dans un environnement où la maternité est fréquemment sacralisée.

Cette publication propose également une lecture spirituelle de la matrescence, articulant foi, prière et quête de sens dans un contexte culturel marocain où la dimension religieuse demeure un repère structurant. La maternité y est décrite comme une épreuve autant qu’un renouveau, une expérience de rupture et de renaissance qui redéfinit l’identité féminine au-delà des catégories de “force” ou de “faiblesse”.

En optant pour le titre “9. Ni forte ni faible, mère”, l’auteure entend déconstruire ces étiquettes réductrices, plaidant pour une reconnaissance de la complexité humaine des femmes confrontées à cette transformation majeure. Loin de tout discours victimaire, ce livre se veut une main tendue à celles qui traversent cette période en silence, ainsi qu’un outil de compréhension pour un lectorat plus large, y compris masculin.

Par sa tonalité intime et sa portée universelle, cet ouvrage s’inscrit dans une dynamique émergente de réflexion sur la santé maternelle, le vécu des femmes et les enjeux de reconnaissance symbolique et sociale de la maternité au Maroc. Il contribue ainsi à ouvrir un espace de parole autour d’une expérience longtemps cantonnée à la sphère privée.

Disponible sur le site officiel de l’auteure (www.bouazzaouizineb.com), dans les librairies au Maroc ainsi que sur la plateforme Amazon, ce livre ambitionne de toucher un public élargi, au-delà des frontières nationales.

Avec ce premier livre, Zineb Bouazzaoui propose une contribution singulière à la littérature marocaine contemporaine, en faisant de la matrescence non seulement un sujet d’écriture, mais un territoire de réflexion identitaire, spirituelle et sociétale.

 

 

          

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