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Agadir accueille un atelier stratégique pour renforcer les rôles du Réseau des associations de la Réserve de biosphère de l’Arganeraie

Un hôtel de la ville d’Agadir a abrité, dans la soirée du vendredi 13 février 2026, les travaux d’un atelier stratégique organisé par le Réseau des associations de la Réserve de biosphère de l’Arganeraie (RARBA), dans le cadre d’une dynamique visant à renforcer les capacités du réseau et à redéfinir son positionnement au sein de l’écosystème des acteurs territoriaux engagés dans la mise en œuvre de la vision de la Réserve.

L’atelier, qui a connu la participation de représentants de départements gouvernementaux, d’institutions publiques, d’organisations de la société civile et d’experts en environnement et développement durable, a constitué un espace de réflexion collective autour des rôles futurs du réseau dans un contexte marqué par des mutations institutionnelles touchant la Réserve.

Une séance d’ouverture pour cadrer les enjeux

Les travaux ont débuté par une séance inaugurale consacrée à l’accueil officiel et aux allocutions d’ouverture. Le Réseau RARBA a souligné l’importance de cette étape organisationnelle dans son parcours institutionnel, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui stratégique à la société civile.

Les représentants des partenaires ont, pour leur part, insisté sur la centralité de la société civile dans la valorisation du capital environnemental et biologique de l’Arganeraie. L’animateur de l’atelier a ensuite présenté une communication introductive portant sur les objectifs de la rencontre, ses axes thématiques ainsi que la méthodologie participative adoptée.

Réserve de l’Arganeraie : acquis et défis de l’institutionnalisation

La deuxième session a été consacrée à l’analyse du contexte général de la Réserve de biosphère de l’Arganeraie, avec un rappel des principaux acquis réalisés depuis son classement dans le cadre du Programme sur l’Homme et la Biosphère (MAB) de l’UNESCO, en tant que première réserve de biosphère au Maroc.

Les interventions ont porté sur plusieurs axes majeurs :

Une présentation des acquis ainsi que des enjeux environnementaux, sociaux et économiques de la Réserve ;du processus actuel d’institutionnalisation piloté par la direction régionale des Eaux et Forêts, en vue de renforcer la gouvernance territoriale ;

La mise en lumière du rôle de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier dans l’appui aux chaînes de valeur liées à l’arganier et dans la contribution aux objectifs de la Réserve ;

la clarification du positionnement du Réseau RARBA au sein de l’écosystème des acteurs, en tant que cadre fédérateur des associations locales opérant dans l’aire de la Réserve.

Les intervenants ont unanimement souligné que la phase actuelle exige le passage d’une logique d’initiatives dispersées à une dynamique de coordination institutionnelle et de planification stratégique concertée.

Ateliers participatifs pour dessiner les rôles futurs

À partir de 16h50, les participants ont pris part aux ateliers thématiques, qui ont constitué le cœur de la rencontre. Répartis en groupes de travail selon une approche participative, ils ont abordé notamment :

L’évolution du réseau dans la dynamique des acteurs territoriaux ;

La vision des institutions partenaires quant aux rôles attendus du réseau ;

L’élaboration d’une vision interne par les membres du réseau, répartis en six groupes représentant les provinces de l’aire de la Réserve.

Les discussions ont porté sur des questions structurantes :

Quelle valeur ajoutée le réseau peut-il offrir dans le cadre du processus d’institutionnalisation ? Comment renforcer ses capacités en matière de plaidoyer, de coordination et d’encadrement ? Quelles mécanismes de gouvernance interne garantiront son efficacité et sa pérennité ?

Les restitutions des travaux de groupes ont dégagé plusieurs recommandations majeures, parmi lesquelles : le renforcement de la fonction de médiation entre les communautés locales et les institutions, le développement de dispositifs de suivi environnemental, l’investissement dans la formation et la communication, ainsi que l’engagement effectif dans la mise en œuvre de la vision de la Réserve selon une approche multi-acteurs.

Vers un nouveau positionnement dans la gouvernance environnementale

Les travaux ont conclu sur la nécessité de redéfinir les missions du Réseau RARBA en cohérence avec les transformations en cours, tant au niveau des politiques publiques environnementales que des exigences du Programme MAB.

Les participants ont insisté sur le fait que l’avenir du réseau dépendra de sa capacité à évoluer d’un cadre de coordination traditionnel vers un acteur proactif et un partenaire stratégique dans le chantier de valorisation de l’arganier, conciliant protection des écosystèmes et développement local durable.

La rencontre s’est achevée à 18h30 par une séance d’évaluation préliminaire, suivie d’un moment convivial, en perspective de la poursuite des discussions et de l’approfondissement des recommandations lors des prochaines étapes du projet.

Par cette initiative, le Réseau des associations de la Réserve de biosphère de l’Arganeraie réaffirme sa volonté de consolider son rôle en tant qu’acteur structuré de la société civile au sein d’un territoire considéré comme l’un des principaux leviers environnementaux,  économiques et culturels de la région Souss-Massa, dans la perspective d’une gouvernance participative plus efficiente et durable.Agadir accueille un atelier stratégique pour renforcer les rôles du Réseau des associations de la Réserve de biosphère de l’Arganeraie - agadirtoday.com

          

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