
Les politiques de soutien à l’autonomisation économique des femmes en débat à la Chambre des représentants
Une conférence-débat sur les politiques et législations soutenant l’autonomisation économique des femmes, s’est ouverte, mercredi à la Chambre des représentants, avec la participation de députées, d’expertes et de représentantes de la société civile.
Initiée par la Chambre des représentants en partenariat avec la Coalition des femmes parlementaires des pays arabes pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la Westminster Foundation for Democracy (WFD), cette rencontre se veut l’occasion de débattre du rôle des parlements dans la révision des législations et le renforcement des mécanismes de contrôle et des processus d’évaluation garantissant la protection des droits des femmes actives.
Elle se propose également de mettre en lumière la corrélation entre l’autonomisation économique et la lutte contre la violence à l’égard des femmes en tant que levier essentiel pour renforcer leur participation à la vie économique et publique.
Dans ce contexte, la présidente du groupe de travail thématique chargé de l’égalité et de la parité, Najoua Koukous, a souligné que les droits économiques des femmes et les politiques d’égalité entre les sexes dans le Royaume ont connu une évolution notable, à la faveur de réformes législatives accompagnant la mise en place de plusieurs institutions constitutionnelles œuvrant pour les droits, les libertés et la gouvernance.
Cette dynamique, a-t-elle relevé, a été couronnée par l’adoption de dispositions juridiques et réglementaires de référence visant à renforcer les droits des femmes et à promouvoir leur autonomisation économique.
Elle a, dans ce sens, souligné que le renforcement de l’autonomisation économique des femmes requiert la mise en place de mécanismes opérationnels de suivi des politiques et programmes dédiés aux femmes et d’évaluation de leur efficacité et performance à travers l’adoption d’indicateurs précis permettant de mesurer l’impact économique et social des différentes politiques publiques. Selon elle, cette avancée exige également de renforcer l’entrepreneuriat féminin, considéré comme un vecteur fondamental de l’autonomisation économique, notamment en facilitant l’accès des femmes aux sources de financement, en créant des opportunités d’emploi et en favorisant l’inclusion économique, en particulier en milieu rural.
Pour sa part, la vice-présidente de la Coalition des femmes parlementaires des pays arabes pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes, Majda Nouichi, a indiqué que la participation des femmes au marché du travail, leur protection contre la discrimination et la violence, ainsi que la garantie de leurs droits dans un environnement professionnel équitable et sûr, “ne sont plus des questions qui concernent uniquement les femmes, mais constituent désormais de véritables indicateurs du progrès des pays et de leur capacité à réaliser un développement global et durable”.
Elle a souligné que les lois constituent le cadre qui définit les opportunités, élimine les obstacles, garantit la justice et traduit l’engagement politique en une réalité concrète vécue par les femmes sur les lieux de travail et dans la vie publique.
Et d’ajouter que le rôle central des parlementaires femmes apparaît particulièrement dans la révision des lois relatives au marché du travail, à la protection de la maternité, à l’égalité salariale et à la création d’un environnement professionnel exempt de violence et de discrimination.
Mme Nouichi a également mis en avant le rôle de la Coalition dans le renforcement de la sensibilisation parlementaire aux questions de genre et dans la création d’espaces de dialogue et de coopération entre les parlementaires arabes.
De son côté, la Directrice de la Westminster Foundation for Democracy, Shannon O’Connell, a affirmé que l’inclusion constitue un pilier fondamental de l’autonomisation économique, en raison de son impact direct sur le renforcement de la participation des femmes à la prise de décision politique et sur l’élargissement de leur contribution au développement.
Elle a expliqué que l’autonomisation économique des femmes favorise également la bonne gouvernance et la reddition des comptes, tout en produisant de meilleurs résultats en matière de politiques publiques, notant que par l’autonomisation économique des femmes, “nous ne recherchons pas seulement la parité, mais nous renforçons le tissu social et consolidons un développement plus inclusif”.
Mme O’Connell a enfin tenu à saluer le rôle central du Parlement marocain en tant qu’institution pionnière dans l’élaboration de politiques inclusives en faveur des femmes, tout en se félicitant du partenariat entre la Chambre des représentants et la Westminster Foundation.
Suivez nos dernières actualités sur Google News



