Société

À vrai dire Le gâchis du chicha !

Saoudi El Amalki//

Dans nombre de localités du royaume, le chicha se consomme de manière exponentielle. Des cabarets et discothèques dont cette tradition est en vogue, prolifèrent à grandes enjambées en villes. De même, ce produit envahit certaines bourgades reculés du pays. A Agadir, à titre indicatif, le chicha trône dans plusieurs points de la station balnéaire. Il draine des jeunes des deux sexes au point de se faire la queue pour pouvoir se procurer une table où le narguilé les attend. Les tarifs de l’unité diffère selon la tête du client, la qualité de la matière ou le coin et l’heure de consommation. Ce commerce fait tourner des milliards de dhs entre des producteurs, fournisseurs et consommateurs sans passer par les canaux légaux de l’Etat…

Apparemment, ce serait plutôt les agents d’Autorité et de sécurité qui tireraient profit de la situation qui est paraît-il, anarchique et suspecte du trafic dont la circulation s’accomplit au vu de tout le monde. En fait, le réseau sécuritaire et le service gubernatorial concernés dont certains membres qui sont imbibés d’oligarchie et d’incivisme, seraient pointés du doigt, dans cette opération pharamineuse. Au fil du temps, on se rendra certainement compte que les caisses de l’Etat se privent des rentes pharaoniques de ce marché de chicha dont s’enrichissent aussi bien les médiateurs que les fournisseurs, depuis déjà des lustres. A Agadir comme dans de nombreuses villes du royaume, le chicha s’intensifie un peu partout, sans quiétude, sauf en cas d’échauffourées entre consommateurs mixtes…

On se demandera alors d’où vient toute cette nuée de denrées de chicha qui déferlerait sur le royaume, provenant de la Turquie et d’Émirats Arabes Unis via la Mauritanie croit-on bien savoir, sans qu’elles ne transitent par l’Etat marocain en bonne et due forme, comme c’est le cas en Espagne où ce produit est bien libellé et inventorié. C’est du pur noir où la débandade, le banditisme et le monopole font la loi au grand jour. Le produit se vend comme du petit pain, allant de 50 dh l’unité à plus de 250 dh aux endroits luxueux. Ce trafic fondant a l’air d’échapper vraisemblablement, à l’Etat, non pas au titre de la consommation mais de l’imposition, depuis déjà l’entrée du produit sur le territoire national jusqu’à la table des « chicheurs », avec leur narguilé. Il est grand temps d’arrêter cette hémorragie en procédant de manière drastique, à la régulation publique/clandestine, de ce produit afin d’assurer le droit fiscal à la trésorerie nationale…

          

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