
Forum parlementaire Maroc-France : l’expérience marocaine en matière d’efficacité énergétique mise en avant
L’expérience marocaine en matière de développement des énergies renouvelables, de renforcement de l’efficacité énergétique et de promotion de l’intégration régionale a été mise en avant, jeudi, lors des travaux de la 5ᵉ session du Forum parlementaire Maroc-France.
Les participants à un panel tenu à la Chambre des représentants sous le thème “Transition énergétique et énergies renouvelables” ont mis en lumière les enjeux de la transition énergétique dans un contexte marqué par des changements climatiques et économiques mondiaux.
Les intervenants se sont également attardés sur la nécessité de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale en faveur d’une transition énergétique juste et inclusive, prenant en considération les dimensions économiques, sociales et environnementales, tout en consolidant la sécurité énergétique et le développement durable.
À cette occasion, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, a rappelé que la transition énergétique constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers stratégiques pour consolider la souveraineté décisionnelle en matière de développement et garantir la sécurité de l’approvisionnement dans un contexte international particulièrement complexe.
Il a, par ailleurs, évoqué les défis pratiques de la transition vers les énergies renouvelables, notamment la modernisation des réseaux, le développement des capacités de stockage, la mobilisation des investissements ainsi que la répartition équitable des opportunités énergétiques entre les espaces et les régions.
Dans cette perspective, M. Ould Errachid a relevé que l’expérience marocaine s’inscrit dans une vision nationale à long terme, marquée par l’adoption, depuis 2009, d’une stratégie énergétique ambitieuse visant à porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à plus de 52% à l’horizon 2030, à travers la réalisation de projets structurants et la modernisation du cadre institutionnel et législatif favorable à l’investissement.
Concernant le partenariat franco-marocain dans le domaine de la transition énergétique, il a estimé que celui-ci revêt une dimension prometteuse, offrant de larges perspectives pour développer des chaînes de valeur communes, l’échange d’expériences et la conception de nouveaux modèles de coopération, notamment dans l’hydrogène vert et les technologies propres.
Pour sa part, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a expliqué que la mise en œuvre de projets destinés à accélérer le développement des énergies renouvelables et à élargir leurs usages a permis de porter la capacité installée à environ 5.600 mégawatts et la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à plus de 46% en 2025, renforçant ainsi la sécurité de l’approvisionnement en électricité à faible teneur en carbone.
S’agissant de l’hydrogène vert, la ministre a fait état de progrès concrets enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offre Maroc, grâce à l’instauration d’un cadre réglementaire et à l’adoption de critères clairs pour l’évaluation des projets d’investissement. Elle a notamment précisé qu’environ 49 investisseurs nationaux et internationaux ont soumis des projets dans ce cadre.
Abordant la question du gaz naturel, considéré comme un levier important de la transition énergétique, Mme Benali a rappelé l’adoption d’une feuille de route dédiée au développement des infrastructures gazières, visant à atteindre la souveraineté énergétique, à réduire l’empreinte carbone du secteur industriel et à renforcer la flexibilité du système électrique.
Elle a également fait savoir que le Maroc poursuit ses efforts en faveur du renforcement des échanges durables d’électricité avec le marché européen, dans le cadre d’un projet de feuille de route impliquant le Maroc, l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Portugal, tout en appelant à accélérer sa mise en œuvre.
La ministre a, en outre, mis en avant l’adoption par le Royaume d’un cadre législatif et réglementaire complet consacré à l’efficacité énergétique, deuxième pilier de la transition énergétique, ainsi que le déploiement de mesures et de programmes ayant produit des résultats encourageants en matière de rationalisation de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique.
Elle a enfin insisté sur l’ambition du Maroc de développer les industries vertes afin de maximiser l’impact socio-économique des projets de transition énergétique, soulignant que la recherche scientifique et la formation constituent des piliers essentiels de cette stratégie et des moteurs clés de l’innovation, de la décarbonisation et du renforcement de la compétitivité industrielle.
De leur côté, les députés français ont salué l’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables, qui reflète, selon eux, une vision ambitieuse en faveur d’une production d’énergie propre et durable, socle d’un véritable développement industriel et économique.
Ils ont également relevé que le développement de ces capacités énergétiques contribue au renforcement de la souveraineté nationale, tant sur le plan interne qu’à travers des partenariats équilibrés avec les pays voisins, dans le cadre d’une coopération régionale fondée sur le partage des bénéfices économiques.
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