
Je rêve
Je rêve
Je rêve obstinément
Je rêve intensément
Le rêve me rend rebelle et intrépide
Sans rêver , je serais fade et insipide
Le rêve est ma seule chance
Le rêve est mon unique délivrance
Je rêve à outrance
Le rêve m’ apporte le bonheur
Sans le rêve , je meurs
Je rêve
Non pour éteindre irrémédiablement le volcan
Ou arrêter définitivement la tornade et l’ ouragan
Non pour réparer des moulins à vent
Ou décorer l’ horizon et le firmament
Dans cette réalité impitoyable et fatidique
Le mythe a pris sa place fantastique
Tout doit désormais être onirique
Je rêve
Mon rêve ne peut changer un passé
Qui ne cesse de passer
Qui refuse de passer
Qui ne cesse de me tracasser
Mon rêve ne peut arrêter le tremblement de terre
Pour que je devienne le voisin de la mer
Je rêve
Je vois un pays qui s’élargit
Par miracle et par magie
Je deviens un centenaire
Rétif et réfractaire
Je me pose la question rudimentaire
Suis- je devenu le voisin de la mer
Ou un vulgaire ver de terre ?
Mon cœur est rouillé comme le fer
Mais ne gémit point
Je ne désire rien
Je n’ aspire à rien
Je n’ ai jamais été un enfant serein
Pour dire qu’ hier est toujours meilleur
Je hume de belles odeurs
Qui émanent de ma mémoire
Je dois y croire
Il y a toujours de l’ espoir
Je rêve
Mon cœur est abandonné
Comme un puits tari
Mon imaginaire ne suffit plus
Pour que je continue
J’ ai besoin d’ une armure
Pour que ma volonté puisse revenir
Où sont passés mes souvenirs ?
Peuvent – ils revenir ?
Depuis que mes racines sont cassées
J’ ai perdu mon passé
Je ne dois pas oublier
Dans l’ ombre de mon olivier
J’ attends mon rêve
Même si ma vie est brève
J’ attends sagement
Comme un enfant
Qui attend
D’ être grand !
Mostafa Houmir
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