Après avoir présenté ses jurys, le Festival Issni N’Ourgh International du Film Amazighe (FINIFA) dévoile la sélection officielle de sa 17ᵉ édition, qui se tiendra du 1ᵉʳ au 5 octobre 2026 au Cinéma Sahara d’Agadir.
Cette édition réunit 30 films venus de 14 pays, présentés dans trois compétitions et une sélection hors compétition. L’entrée est libre à toutes les séances, dans la limite des places disponibles.
Fidèle à son slogan « Agadir, capitale de la culture amazighe », le festival propose une programmation qui met en dialogue la création amazighe contemporaine et les cinématographies du monde, à travers des longs métrages, des courts métrages et des documentaires.
Compétition amazighe — 10 films
La compétition amazighe rassemble dix œuvres venues du Maroc, d’Algérie, de France, d’Italie, des États-Unis et de Nouvelle-Calédonie. À travers fictions et documentaires, elles donnent à voir les sociétés amazighes d’aujourd’hui : leurs rythmes et leurs gestes, leur manière singulière de faire et de vivre ensemble, la transmission entre générations, les questions d’identité et le travail de la mémoire — celle des territoires, des femmes et des hommes, des langues qui se racontent à l’écran.
- Anggs d’Ahmed Achkar (Maroc, 10′)
- Harrag de Nadia Tamoud (Algérie, 5′)
- Souvenirs sanglants de Mourad Bouamrane (Algérie, 34′)
- Tin Hinan, the Last Nomad de Leila Artese Benhadj (Italie – Algérie – France, 77′)
- Where We Remain d’Olivia Bancel et Katelyn Van (États-Unis, 30′)
- Women Behind the Rocks de Youssef Azzougagh (Maroc, 26′)
- Resonance de Rym Maincer (Nouvelle-Calédonie – Algérie, 30′)
- Les parents mystères de Jamal Idoumjoud (Maroc, 3′)
- Tawla de Mohamed Bouselham (Maroc, 21′)
- Goundafa – The Cursed Song d’Ali Benjelloun (Maroc, 96′), présenté en ouverture.
Compétition internationale — 10 films
Ouverte aux films du monde entier abordant des questions humaines et universelles, la compétition internationale accueille des œuvres venues de différents horizons, qui interrogent les individus, les sociétés et les transformations du monde contemporain :
- The Border de Carlo Fumo (Italie, 14′), présenté en ouverture.
- Aisha Can’t Fly Away de Morad Mostafa (Égypte – France – Allemagne – Tunisie – Soudan – Arabie saoudite – Liban – Qatar, 90′)
- Kingdom of the Evening de Clint Davis (France, 45′)
- Ha Lyngkha Bneng – The Elysian Field de Pradip Kurbah (Inde, 90′)
- Broken Dawn de Hae-Oh Park (Corée du Sud, 16′)
- Le Jeune Sofiane de Fabien Ara (France, 29′)
- Le Peuple de Rahma Benhamou El Madani (France, 92′)
- The Last Puestero de Belle Casares (Argentine, 27′)
- The Changing World of Moroccan Hammams de Petri Luukkainen (Finlande – États-Unis, 38′)
- Kiss the Ground d’Erick Mishaliy et Shlomi Halfon (France – Israël, 83′)
Prix national de la culture amazighe — catégorie « Film amazighe » — 6 films
Organisé en partenariat avec l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), le Prix national de la culture amazighe – catégorie « Film amazighe » met en compétition six œuvres marocaines.
Cette distinction s’inscrit dans le cadre du Prix de la Culture Amazighe de l’IRCAM, institué notamment en commémoration du Discours Royal d’Ajdir et de la création de l’Institut.
La sélection comprend :
- Fading Candle d’Ismail Ait Lahcen (8′)
- L’élève du village de Yassine Aitfkir (6′)
- La Ruse de Saad-dine Bahi (15′)
- Tawnza de Rachid El Moukadem (12′)
- Sin Igharassen de Yassine Iguenfer (6′)
- Goundafa – The Cursed Song d’Ali Benjelloun (96′)
Hors compétition — 5 films
Une séance spéciale, dimanche 4 octobre à 16h00, réunit cinq courts métrages qui témoignent de la vitalité des jeunes regards et de la création issue de la diaspora :
- Cinq sur cinq d’Alaa Eddine Kharraz (Maroc, 6′)
- Les Héritiers de la Marche de Vincent Doyen (France, 14′)
- Tapis Taznakht de Kaoutar Ouizgane (Maroc, 13′)
- Between Borders: A Diaspora’s Journey de Nisrine Tiouti (Maroc, 5′)
- The Wandering Gazelle de Rayane Inaghnane (Maroc, 28′)
Temps forts
La cérémonie d’ouverture, jeudi 1ᵉʳ octobre à 19h00, sera marquée par la remise du Prix Issni N’Ourgh de la solidarité à l’artiste Mohamed Salout.
Le festival se déplacera ensuite, vendredi 2 octobre à 16h00, au siège du Centre Taoussna, à Aït Mimoun, pour la séance « ISSNI OFF ».
La cérémonie de clôture, lundi 5 octobre à 19h00, rendra hommage à l’anthropologue Hélène E. Hagan, fondatrice du Los Angeles Amazigh Film Festival, avant l’annonce du palmarès des trois compétitions.
Cette édition est organisée en partenariat avec la Région Souss-Massa, le Conseil communal d’Agadir et l’Institut Royal de la Culture Amazighe.


