À vrai dire: Tiens, ils avouent leurs méfaits!
- Saoudi El Amalki //
On reviendra encore une fois sur ces altercations verbales dont font montre les deux partis rivaux, à la veille de la prochaine échéance électorale du 23 septembre. On se querelle, ne se respecte plus, jusqu’à péter le plomb, alors qu’on partageait tous les trois de la majorité, toutes les idioties qui ont mené aux déboires de ce mandat compromettant. Le comble de la chamaillerie de bec, c’est que l’un et l’autre se font dénoncer des nocivités qu’ils ont perpétrées contre la population durant le passage au gouvernement. Ils se sont avoués les scandales des (Frakchias) dont ils se sont longtemps dérobés, au point de priver les citoyens de célébrer comme il se doit le rituel des moutons. Qu’un ministre en parle en public est le plus authentique des aveux, dirait-on dans le jargon juridique ! Il va donc falloir aller jusqu’au bout du mea culpa en citant tous les noms des bénéficiaires de ces fonds colossaux des contribuables au profit de ces brigands dans le but de pouvoir enfin ouvrir une enquête complète sur cette affaire scabreuse tel qu’il a été sollicité par l’opposition…
Il n’y a plus lieu de se douter sur la véracité de cet ignoble délit inhérent à l’exorbitance de la viande rouge à nos jours. Les chamailleurs viennent d’en révéler la certitude absolue, par leurs confessions vomies avant même la campagne. Heureusement que cette dernière soit encore loin et qu’elle n’ait que près de deux semaines. Imaginons qu’elle soit étendue sur plusieurs mois, comme c’est le cas de la loi française limitée à huit mois de présidentielles, on finirait par se déterrer les haches de guerre et se cogner les têtes ! En fait, ce fut un régal de voir les sept concurrents tricolores se débattre sur les questions fondatrices de l’Hexagone sans heurt ni rancœur envers autrui. Ils présentent leurs choix et options du programme, en respectant la durée qui leur est imparti ainsi que les collègues sans nulle escarmouche ni querelle. Chez nous, one peut pas se réunir autour d’une table et échanger en paix, son plan d’actions. On se lance à disputer le faîte de l’Exécutif et à détenir le pouvoir pour barrer la route à l’autre de s’adjuger le poste des finances…
Tout au long de son parcours, le gouvernement ne faisait que mentir aux citoyens, poussés au cœur de l’asphyxie par sa politique publique défaillante. Et pourtant, la primature rêve toujours de se faire reconduire, malgré la banqueroute cuisante et le désistement forcé auquel elle est soumise. Denis Diderot, écrivain et philosophe français du siècle des Lumières disait un jour : « On avale à pleine gorgée qui flatte et l’on boit goûte à goûte qui est amère ! ».
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