
Le Musée de Bank Al-Maghrib célèbre l’expérience de huit photographes marocaines
Le Musée de Bank Al-Maghrib a inauguré, jeudi à la galerie Dar Al Kadi à Rabat, une nouvelle exposition photographique intitulée « Noun – Une odyssée du regard », célébrant les expériences de huit photographes marocaines, en présence d’un parterre d’artistes et d’acteurs du monde de la culture.
Cette exposition photographique, qui se poursuivra jusqu’au 30 septembre prochain, propose les œuvres des artistes marocaines Lalla Essaydi, Majida Khattari, Yasmina Alaoui, Assmaa Akhannouch, Fatima Zohra Serri, Sarah Smahane, Safaâ Kotbi et Hiba Baddou.
Selon un communiqué des organisateurs, ces artistes partagent « une même liberté irréductible face à la convention photographique » où l’affranchissement des règles académiques est incontestable, ne se laissant pas enfermer dans un « cadre préétabli pour se conformer aux attentes d’un genre figé ».
À travers leurs objectifs, poursuit le communiqué, « ces photographes interrogent l’intime tissu de la condition féminine dans ce qu’elle a de plus complexe et de plus vivant à travers notamment l’identité et ses strates multiples, la mémoire et ses silences, l’héritage et ses contradictions, la visibilité sociale et le patrimoine revendiqué ou réinventé ».
Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le directeur des Musées de Bank Al-Maghrib, Rochdi Bernoussi, a indiqué que cette exposition constitue une nouvelle initiative créative s’inscrivant dans les efforts continus du Musée visant à diversifier et à valoriser ses activités et initiatives culturelles.
Bernoussi a également souligné que le Musée de Bank Al-Maghrib a tenu, à travers cette exposition, à mettre en lumière les œuvres d’un groupe de photographes marocaines dont les créations explorent différents aspects de la culture marocaine, la représentation de la femme ainsi que son rôle crucial au sein de la société.
Pour sa part, la photographe Hiba Baddou a expliqué que les œuvres présentées sont inspirées de l’environnement dans lequel elle a grandi, plus particulièrement de la maison construite par son père à partir de matériaux recyclés.
L’artiste a relevé que cette expérience constitue une invitation adressée au public afin de porter un regard différent sur les objets du quotidien.
De son côté, Safae Kotbi a souligné que sa création puise son inspiration dans les traditions marocaines et les liens familiaux, mettant en avant la Tbourida, sa dimension historique et les souvenirs d’enfance qui y sont associés.
Mme Qotbi a, également, mis en avant la dimension féminine de cette exposition, qui met en avant la grande force et l’empreinte profonde de la femme marocaine sur les scènes artistique et culturelle, chaque participante se distinguant par une vision créative unique.
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